Pauvreté et comparaisons grossières : le cas France – Etats-Unis

29 novembre 2012 — 22 commentaires

La comparaison des taux de pauvreté entre nations ne rime à rien, vu que le seuil de pauvreté varie d’un pays à l’autre.  La France n’a un taux de pauvreté deux fois inférieur à celui des Etats-Unis que grâce à l’écrasement des classes moyennes et au différentiel migratoire. 

En temps de crise, la pauvreté est un sujet omniprésent, en particulier lorsque les inégalités de revenu s’accroissent. Les opportunités de citer les statistiques de la pauvreté, et en particulier le taux de pauvreté, ne manquent pas.

Hélas, le taux de pauvreté est souvent utilisé à tort et à travers, notamment par le biais de comparaisons entre deux années, ou entre deux pays. Or comparer le taux de pauvreté de deux pays, ou de deux années éloignées, ne tient plus de l’art des statistiques mais plutôt de la manipulation du débat publique ou bien de l’incompétence.

Je ne suis pas un amateur de la théorie du complot qui prétend que les statistiques sont truquées, mais simplement que les commentateurs qui les utilisent le font en méprisant leur définition, ce qui leur permet de faire croire aux gens l’inverse de ce que disent effectivement les données.

Prenons un exemple, le premier graphique compare le « taux de pauvreté national » en France et aux Etats-Unis, d’après les données de l’OCDE. Pour une quantité innombrable d’articles de presse, ce graphique montre clairement qu’il y a beaucoup plus de pauvres aux Etats-Unis qu’en France. Pratiquement le double.

Mais laissez-moi maintenant vous présenter un autre graphique qui représente les revenus disponibles (après impôts et redistribution) par quintile, c’est-à-dire la distribution des revenus par tranche de population, des 20% les plus pauvres aux 20% les plus riches. Un regard aux 20% les plus pauvres semble indiquer qu’ils disposent d’un meilleur niveau de vie aux Etats-Unis qu’en France. Une contradiction, semble-t-il, avec le premier graphique.

Pour comprendre cette différence, il faut se référer à la définition du taux de pauvreté. L’OCDE fournit l’explication suivante :

____________

« Les individus sont considérés comme pauvres lorsque le revenu équivalent de leur ménage est inférieur à 50 % du revenu médian dans chaque pays. Il découle de l’utilisation d’un seuil de revenu relatif que le seuil de pauvreté augmente avec le revenu du pays. Cette variation du seuil de pauvreté en fonction de la richesse nationale traduit l’idée que la « non-pauvreté » correspond à la possibilité d’avoir accès aux biens et services jugés « normaux » dans un pays donné. Le taux de pauvreté désigne le nombre d’individus qui se situent en deçà du seuil de pauvreté.»

____________

On comprend immédiatement que les comparaisons entre pays ou entre périodes ont peu de sens, vu que la définition de la pauvreté est différente d’un pays à l’autre, ainsi que d’une époque à l’autre. Il est curieux de comparer la pauvreté en France selon le critère français, et la pauvreté aux Etats-Unis selon le critère américain. C’est un peu comparer les températures françaises en Celsius, et les températures américaines en Fahrenheit, et en déduire qu’il fait plus chaud outre-Atlantique.  Clairement, une comparaison juste devrait se baser sur une définition homogène de ce qu’est la pauvreté.

Le taux de pauvreté relative est défini comme la part de la population ayant un revenu disponible inférieur à 50% (parfois 60%) du revenu médian. Un pareil indicateur peut mener à n’importe quoi. En effet, si vous réduisez le revenu médian, vous réduisez aussi le seuil en dessous duquel les gens sont comptabilisés dans les pauvres. Ainsi, pour pousser la logique à l’absurde, si vous prenez l’argent des classes moyennes pour le distribuer aux plus riches, vous réduisez la pauvreté, telle que mesurée par cet indicateur !

Le graphique suivant expose la différence de définition de la pauvreté, selon le seuil de 50% du revenu médian, en France et aux Etats-Unis. Il est mesuré en dollars et à parité de pouvoir d’achat. Donc aux Etats-Unis, une personne sera comptabilisée comme pauvre si son pouvoir d’achat est inférieur à $15 500, tandis qu’en France elle ne sera comptabilisée qu’en deçà de $10 000.

D’où cette différence vient-elle ? Si vous vous référez à la distribution des revenus par quintile, vous constaterez que la différence de niveau de vie entre le quintile le plus pauvre et le quintile du milieu est assez faible en France, alors que la différence est nettement plus marquée aux Etats-Unis. Selon votre couleur politique, vous y verrez que la France est un pays plus égalitaire ou bien que nous pratiquons le nivellement par le bas, ce qui a un effet commode sur le taux de pauvreté.

Le prochain graphique présente la répartition de la population américaine par revenu, grâce aux données extraordinairement détaillées du recensement américain. Si on manquait de rigueur, on pourrait s’amuser à comptabiliser la part de la population en dessous de $10 000 dollars, pour voir le taux de pauvreté selon la norme française. Je ne vous invite pas à faire ce calcul, les données ne sont pas retraitées pour cela et ce serait immensément grossier (par exemple, le périmètre de l’action publique n’est pas du tout le même).

Remarquez juste que selon qu’on prenne un seuil à $15 000 ou à $10 000, le taux de pauvreté passe de 13,6% à 7,7%, donc une différence de $5 000 divise le nombre de pauvres par presque deux. Donc la différence entre les taux de pauvreté des deux pays s’explique en premier lieu par le niveau de vie inférieur des classes moyennes en France, ce qui n’a aucun rapport avec le niveau de vie des véritables pauvres.

Peut-être votre œil s’est-il déjà attardé sur les immenses différences raciales : l’essentiel de la population noire et latino se concentre dans les plus basses tranches de revenus (à gauche). J’espère que vous trouvez ce niveau de détail intéressant. Sachez qu’en France, la production d’une telle étude ou d’un tel graphique vous conduirait devant les tribunaux, une loi de 1978 interdisant « de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques. »

Dans le cas présent, l’existence de ces données est à l’évidence intéressante. En effet, quel que soit le domaine, un indicateur peut refléter quelque chose de totalement différent de ce qu’il est censé mesurer. Par exemple, certains lycées ont des meilleurs résultats au baccalauréat car ils empêchent certains élèves aux résultats incertains d’accéder à la classe de terminale, et donc de peut-être échouer au baccalauréat. Dans ce cas, le bon taux de réussite ne reflète pas des qualités pédagogiques mais une sélection de la population considérée (les élèves de terminale). J’y reviendrai.

Si nous revenons à notre graphique, nous voyons que les pauvres américains sont en grande partie noirs et latinos.

Pour une grande partie des noirs, ceux dont la population est établie depuis maintenant des siècles, cela reflète un vrai problème racial aux Etats-Unis. Ce problème n’est pour le moins pas nouveau. La défense acharnée de l’esclavage par le parti Démocrate a coûté 700 000 vies américaines au milieu du XIXème siècle, ce qui n’a pas découragé ce parti de soutenir plus tard la ségrégation jusqu’aux années 1960.

Pour la partie hispanique et la population noire récente, se pose la question des différentiels d’immigration entre la France et les Etats-Unis. En effet, il s’agit d’une population largement arrivée dans les dernières décennies. Donc pour comparer la France aux Etats-Unis, il serait juste de prendre en compte le phénomène trompeur que j’évoquais plus haut pour les lycées, qui est la sélection à l’entrée.

Le dernier graphique représente le pourcentage de la population née, respectivement hors des Etats-Unis et hors de l’Union Européenne. La population étrangère, venant principalement de l’Amérique Latine, est deux fois et demie plus importante aux Etats-Unis qu’en France.  Les autres principales origines de l’immigration américaine sont dans l’ordre la Chine, l’Inde, les Philippines et le Vietnam.

Il est évident que si on laisse entrer plus d’immigrés venant de pays pauvres sur son territoire, on se retrouve mécaniquement avec davantage de pauvres. Pour autant, cela ne signifie pas que la société est créatrice de pauvreté, simplement qu’elle ne la laisse pas à sa porte. Donc le fait même qu’un pays ait plus de pauvres qu’un autre ne suffit pas à déduire mécaniquement qu’il lutte moins efficacement contre la pauvreté.

 J’espère que mon analyse vous a convaincu que ces taux devaient être manipulés avec d’extrêmes précautions, et qu’en vérité ils étaient soumis à tant d’interprétations et de différence que leur utilité dans des comparaisons internationales est plus hasardeuse qu’intéressante. Mais même au plan philosophique cet indicateur pose soucis. La pauvreté est un problème absolu, la gravité de la pauvreté ne se mesure pas à la relative richesse du voisin. La galère des classes moyennes ne permet pas de réduire la pauvreté, contrairement à ce que dit le taux de pauvreté !

Au début des années 1990, un député travailliste avait interpellé Margaret Thatcher à ce sujet. Le pauvre avait eu l’honnêteté intellectuelle d’utiliser les mots corrects, de ne pas parler de « la pauvreté » mais de la « pauvreté relative » et du fossé entre riches et pauvres. La dame de fer avait eu la présence d’esprit de lui expliquer que seul le niveau de revenu des pauvres importait, et non l’écart avec les plus riches : « dès lors que cela réduirait l’écart, ils préféraient que les plus pauvres soient encore plus pauvres ! »

22 responses to Pauvreté et comparaisons grossières : le cas France – Etats-Unis

  1. 

    Non seulement on peut toujours faire dire beaucoup de choses aux chiffres, comme si la sociologie et l’economie etaient des sciences « dures » mais on peut egalement se poser la question de la pertinence de la mesure.
    Dans le pays ou j’habite, la pauvrete existe, par-contre, la misere me parait marginale, l’essentiel de la population ayant un toit (partage avec un bon nombre de membres de la famille certes) et de quoi manger. La France me parait dans une situation bien plus dramatique, meme si le taux de pauvrete y est plus faible.
    Je pense que le meme type de biais existe dans une comparaison avec les Etats-Unis : vaut-il mieux avoir 10000 dollars aux Etats-Unis ou 8000 euros en France? Mon sentiment (non scientifique) est que l’on est nettement plus loin de la misere avec 10000 dollars aux Etats-Unis (je peux me tromper).

    Ceci etant, je prefere etre riche et bien portant que pauvre et en mauvaise sante.

    • 

      Bonjour dede,

      Les seuils sont corrigés du pouvoir d’achat de la monnaie, normalement ils devraient refléter le vrai niveau de vie en dollar et pouvoir être comparés directement. Ce sont des calculs incertains, mais c’est en tout cas fait pour.

  2. 

    Merci pour cette analyse.

    En ce qui me concerne je trouve cependant la richesse aux USA sur le graphe plutôt bien répartie suivant les différentes origines (noirs, blancs, etc)

    Par ailleurs le taux d’étrangers vivant sur un territoire donné doit être, à mon sens, fortement pondéré suivant le taux de naturalisation que pratiquent les différents pays. Moins ils naturalisent plus ils ont d’étrangers sur leur territoire…

    Une vidéo de l’OCDE à ce sujet était d’ailleurs de la désinformation pure, pour arriver à la conclusion finale que la France était un des pays au Monde accueillant le moins d’étrangers sur son territoire..inutile de se demander le but de la démarche !

    Cdlt

    • 

      Bonjour JS,

      Il s’agit bien du nombre de personnes nées à l’étranger (et non pas le nombre d’étrangers), cela inclut donc les individus naturalisés.

      Je pense que l’OCDE a raison, nous accueillons (ces dernières années) moins de monde que les US, le UK, l’Espagne, l’Italie… Mais cela ne prouve pas que nous devrions faire comme nos voisins.

  3. 

    Ok, autant pour moi sur ce point.

    Reste donc le distinguo droit du sol/droit du sang (qui ne s’applique pas dans le cas des USA) dont la vidéo en question faisait notamment complétement l’impasse ;)

    Il faudrait que je la retrouve mais conclure après 2 min d’arguments à la louche que la France est un des pays au Monde qui avait accueilli jusque là le moins d’étrangers m’avait légèrement escagassé..

  4. 

    Merci pour ces précisions salutaires. Cette mesure de la pauvreté ne reflète pas la réalité et est à rejeter, y-a-t-il des indicateurs alternatifs à votre connaissance .

    Je rajouterai qu’au sein d’une même zone économique, 60% du salaire médian selon que l’on soit à Paris ou au fond de l’Aveyron recouvre des niveaux de vie qui n’ont vraiment rien à voir. C’est même vrai dans l’Aveyron entre la préfecture et le petit village, entre celui qui a des charges fixes importantes et celui qui n’en a pas, etc. Aussi, que dire de ceux qui ne déclarent pas 80% de leur revenus puisque reçus au noir ou non présentés au comptable ? Pauvres selon les statistiques, loin de l’être d’un point de vue absolu. Parlons du sud de l’Italie ou de l’Espagne…

    Il est d’ailleurs intelligent d’écrire « la pauvreté est un problème absolu », cette notion de relativité étant à mon sens surtout utilisée parce qu’utile politiquement: elle présuppose qu’une société économiquement égalitaire serait débarrassée de toute pauvreté. On assiste en fait à une récupération politique de la pauvreté: le hippy surfer qui choisit une vie ascétique devient un outil électoraliste surtout utile aux ponctionneurs en tout genre, là où lui même émet une affirmation politique contraire de par son style de vie: « je choisis la pauvreté des biens pour la richesse des expériences, et c’est ainsi que je ne suis pas un pauvre ».

    C’est ubuesque.

    • 

      Il existe un taux de pauvreté rural par opposition au taux de pauvreté urbain. Mais ce n’est pas couramment utilisé.

      Le meilleur indicateur est le revenu du premier décile (10% les plus pauvres) en parité de pouvoir d’achat.

      Il existe des taux de pauvreté absolus, mais ils ne sont pertinents que pour les pays très très pauvres, vu que les seuils sont fixés à des sommes comme 3$/jour.

      Enfin, il existe plein d’indicateurs donnant des indices. Par exemple, le taux de chômage de longue durée (la part de cette forme de chômage est historiquement très forte dans les pays où l’emploi est très protégé, comme en France).

  5. 

    voyons, cette statistique prend elle en compte qu’un pauvre en France pourra se soigner, envoyer ses enfants à l’école et bénéficier de tarif de transport collectif pour se rendre au travail ?

  6. 

    Vous avez raison ! Les comparaisons entre nations sont souvent grossières, car on ne compte pas la même choses, ni de la même manière (à l’instar des comparaisons France-Allemagne, comme celle du « poids » des dépenses publiques).

    Après finir sur Miss Maggie… Bof ! Bof !

    • 

      Merci pour votre approbation, cela fait toujours plus plaisir de la part de quelqu’un généralement critique.

      Sur Miss Maggie, on a tous nos petits vices. Cela dit, mon point de vue est que l’indicateur est insidieusement politiquement orienté, ce qu’explique assez bien la dame en bleu.

  7. 
    Libéral Débutant 5 décembre 2012 à 20 h 53 min

    Bonjour, j’ai lu quasiment tous vos articles, et à chaque fois j’ai apprécié les thèmes et la manière très pédagogique dont ils sont traités. Merci!

    j’ai une question à propos de cet article. que signifie à parité de pouvoir d’achat? J’ai bien jeté un oeil à wikipédia, mais ils sont moins pédagogue que vous.
    Voilà ce que je m’imagine, On prend un panier de biens représentatifs (nourriture, hight tech, énergie, logement, transport etc) on regarde combien il coûte dans un pays (disons 1000 euros ce panier aux states) et puis on compare le prix du même panier (ou équivalent) dans un autre pays (disons que ce même panier vaut 800 euros en France). de là en suivant mon exemple on pourrait dire que 1000 euros aux states représentent le même pouvoir d’achat que 800 euros en France? celà fonctionne-t-il comme cela? que pensez vous plus généralement de cet indicateur?

    Par ailleurs, je regarde vos quintiles, et je me concentre sur celui représentant les plus pauvres (ou un autre peu importe), et bien je ne sais pas trop quoi en penser. Ne faudrait-il pas faire intervenir la parité de pouvoir d’achat justement? Certes les 20% les plus pauvres américains semblent disposer de quelques dollars de plus que les 20% plus pauvres français. Mais si ces dollars ne leur permettent d’acheter que la moitié de ce que pourraient acheter les français avec la même somme, sont-ils réellement plus riches (ou moins pauvre)?

    • 

      Bonjour,

      D’abord merci pour vos encouragement.

      Oui la ppa fonctionne comme vous l’avez compris. Elle est indispensable car les taux de change du marché ne reflètent pas les différences de pouvoir d’achat.

      Les quintiles sont déjà calculés à parité de pouvoir d’achat. C’est noté – peut-être trop discrètement – dans la légende de l’axe du graphique « US Dollar (ppa) ». Ils reflètent donc le pouvoir d’achat réel.

      • 
        Libéral Débutant 6 décembre 2012 à 13 h 55 min

        Merci pour votre aimable réponse. Rien à redire, j’ai beaucoup aimé cet article

      • 

        Oui, c’est intéressant de remettre de l’ordre dans l’interprétation des statistiques. Simplement, tout d’abord interpellé positivement par votre approche cartésienne, je me suis rendu compte que vous produisiez également des contradictions sémantiques qui affaiblissent la portée rhétorique de vos propos (très louables). Vous vous contredites. Donc je me permet de ne pas adhérer, à cependant reconnaître que les différences sont moindres, mais à défendre ceci : ne comparons pas le pays des libertés et de la protection individuelle avec celui qui a ouvert le voie obscure de la mondialisation et des mécanismes financiers pernicieux, privilégiant l’infidélité des riches entrepreneurs au pays qui les ont vu naître à la dignité des plus pauvres qui n’ont qu’à se taire … ou se terrer. Cordialement.

  8. 
    Robert Marchenoir 6 décembre 2012 à 0 h 04 min

    Une comparaison très intéressante, à cet égard, consiste à mettre en parallèle le niveau de vie absolu, en nature, des Américains et des Français — ou des Européens.

    Avec des critères tels que : le nombre de mètres carrés de logement disponibles par personne, le nombre de postes de télévision ou de voitures possédés, l’existence de l’air conditionné au foyer…

    Ces chiffres ont été publiés il n’y a pas très longtemps. Ils montraient, à l’époque, qu’un pauvre statistique aux Etats-Unis était plus riche qu’un membre de la classe moyenne en France.

    D’ailleurs, même la notion de seuil de pauvreté dans un seul pays est fortement sujette à caution, puisque, comme vous l’expliquez, elle est relative et non absolue.

    Un pauvre, dans le langage commun, cela veut dire quelqu’un qui est privé du strict nécessaire : quelqu’un qui ne mange pas à sa faim, par exemple.

    Dans la quasi-totalité des articles pleurnichards publiés sur le sujet, un pauvre, c’est en réalité quelqu’un qui a un train de vie nettement moins élevé que celui de ses compatriotes. Cette confusion systématique, jamais explicitée, produit à jet continu une crypto-propagande socialiste.

    • 

      Comprend pas vos accusations de crypto propagandes socialistes, en l occurrence c est le contraire, l utilisation du tx de pauvreté tend à vouloir signifier qu on n a pas tant de pauvres et donc pas besoin de politiques sociales…

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