Archives For December 2012

Le système d’assurance chômage des intermittents du spectacle cause des dysfonctionnements majeurs du marché du travail dans cette industrie, dont le coût – 16 milliards d’euros sur ces 20 dernières années, pour sa seule partie visible – est à la charge du reste de l’économie.

L’économie du spectacle est un serpent de mer de la dépense publique. Un serpent dont le coût est inchiffrable vu que cette économie profite d’un grand nombre de fontaines à subventions, de la redevance audiovisuelle, aux subventions aux arts, mais aussi par son régime d’assurance chômage si particulier. Ce dernier, sur ces seules vingt dernières années, représente un trou d’environ 16 milliards d’euros.

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Le mode de décision du Conseil des ministres des pays de la CEE prévoyait 1 voix pour le Luxembourg. Mais l’analyse du processus de décision montre que le pays ne pouvait avoir la moindre influence sur la décision finale.

Parfois, les gouvernements font des trucs absurdes. Cela peut sembler une banalité de le dire. Et puis une fois qu’on en discute, ce qui semble absurde aux uns a du sens pour d’autres. Ou alors, il s’agit d’un manque d’attention des gouvernants, sur une question assez subsidiaire, donc on leur pardonne.

Je suis tombé hier sur un exemple assez frappant. A la fois grave, dont on ne peut penser qu’il dérive d’un manque d’attention, et qui n’a objectivement aucun sens.

Il s’agit d’une clause du Traité de Rome de 1957, donc un des textes les plus importants du dernier siècle vu qu’il établissait la Communauté Economique Européenne (CEE). Et il s’agit d’un des articles les plus importants du Traité vu qu’il concerne les prises de décisions au sein de la CEE.

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Cet article propose une preuve mathématique que le système de retraite par répartition est une chaîne de ponzi, c’est-à-dire qu’il relève du même procédé financier que l’arnarque de B. Madoff.

A quelques occasions, je vous ai indiqué que la retraite par répartition était une chaîne de Ponzi, et que ce fait relevait des mathématiques et donc dépassait toute analyse sur la conjoncture ou la démographie. C’est-à-dire qu’un mathématicien dans sa tour d’ivoire, ne connaissant strictement rien au monde extérieur, pouvait dès le début montrer que ce système était impossible, et ce hors de toute considération concrète. Et d’ailleurs, les économistes le savaient.

J’imagine que certains de mes lecteurs sont déjà sceptiques quant à l’usage des mathématiques en économie sans considérations pour le concret. Je leur répondrais que quelque chose qui respecte les mathématiques n’est pas nécessairement réel (et donc ni digne d’intérêt). En revanche, quelque chose qui ne respecte pas les mathématiques ne peut tout simplement pas être réel.

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John Maynard Keynes est souvent l’économiste de référence des socialistes contemporains. Quelques citations du maître qui leur feraient bien mal…

John Maynard Keynes est un orphelin idéologique. Il suffit de lire des passages de sa Théorie Générale, pour s’apercevoir que le grand homme, sentant que son texte renforçant les prérogatives de l’Etat s’éloignait grandement du libéralisme, prît soin de flatter autant que ce pouvait sans trahir son propos la famille qu’il quittait, sans manquer d’attaquer le marxisme.

Orphelin idéologique, et mort à l’issue de la guerre, J.M. Keynes a été adopté post-mortem par les socialistes, alors que lui-même s’en était explicitement démarqué. A chaque fois qu’on nous préconise une nouvelle forme d’intervention de l’Etat dans les affaires économiques, J.M. Keynes semble donner, du ciel, sa bénédiction tacite. Plutôt que de laisser les étatistes s’approprier le nom d’un des grands hommes du siècle, nous devrions les mettre face aux écrits de leur héros, car ceux-ci ne cautionnent absolument pas leurs politiques.

Dans la conclusion de son magnum opus, J.M. Keynes explique que ses préconisations n’ont d’autre objet que la sauvegarde du « capitalisme » comme système économique, et de l’ « individualisme » comme système politique. Dans l’Europe d’aujourd’hui, seuls des libéraux défendraient avec autant d’attachement ces principes comme fondement de la société, tant une dimension péjorative s’y est désormais associée. Voici ce qu’écrit Keynes dans la conclusion de sa Théorie Générale.

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Si, plutôt que de verser des cotisations au système de retraite par répartition, un salarié moyen de 62 ans avait investi chaque année 20% de son salaire brut dans le CAC40, il disposerait aujourd’hui d’un capital de 800 000€.

Je critique souvent le système de retraites par répartition sur ce blog. Mais je n’ai pas encore évoqué son alternative, la capitalisation. Ce premier billet est sans prétention, et cherche à répondre à une question finalement assez simpliste :

De quel capital disposerais-je si j’avais investi mes cotisations en bourse plutôt que dans le système par répartition ?

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Les singes ne font pas moins bien que les banquiers quand il s’agit d’investir en bourse. Une expérience allant dans le sens de l’efficience des marchés financiers !

Peut-être avez-vous entendu parler de ces expériences consistant à comparer les performances d’investissements de banquiers et celles de singes. Le Wall Street Journal avait mené ces expériences tout au long des années 1990 et avait montré que des singes lançant des fléchettes n’étaient pas significativement moins bons que des analystes financiers dans leurs choix d’investissement.

Sans surprise, l’homme de la rue en a déduit que les analystes financiers étaient particulièrement incompétents, qu’ils n’étaient que des charlatans. Et cela flatte l’opinion que se fait monsieur tout le monde des marchés financiers, instables et fondamentalement irrationnels. Cette interprétation est totalement erronée.

L’expérience avait été suggérée par Burton Malkiel (Princeton) dans son livre A Random Walk Down Wall Street, où il écrivait :

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« Un singe aux yeux bandés, lançant des fléchettes sur les pages d’un journal financier, composerait un portefeuille d’investissement tout aussi performant que ne le feraient des experts. »

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Ce défi aux banquiers n’est pas celui d’un « indigné » voulant dénoncer le comportement de Wall Street, mais tout au contraire celui d’un des principaux défenseurs d’une très vilaine théorie : « les marchés efficients ». Paradoxe ? Comment peut-on à la fois prétendre que les marchés financiers sont efficients et prévoir que des singes feraient aussi bien que des analystes financiers, c’est-à-dire que les gens qui guident les marchés ?

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