[Critique] Dix idées qui coulent la France

16 September 2013 — 21 Comments

Augustin Landier et David Thesmar publient Dix idées qui coulent la France. Petite présentation d’un essai qui mérite la lecture de l’électeur français.

couvertureTout jeune étudiant en classes préparatoires, la lecture d’un essai par Paul Krugman a largement contribué à m’orienter vers l’économie académique. C’était La mondialisation n’est pas coupable. Cet essai est d’abord une brillante présentation des vertus du libre-échange. Mais c’est surtout un démontage en règle de l’économie « populaire », une démonstration par l’exemple que ce qui est une évidence pour l’immense majorité des gens, des journalistes ou des hommes politiques, n’a en fait ni cohérence conceptuelle ni soutien empirique. D’ailleurs, le titre original de l’essai était Pop Internationalism, ce qui clarifiait l’intention de Krugman : prendre à rebrousse-poil ce que M. Tout le Monde considère comme allant de soi. Cette lecture m’a convaincu que l’économie était fascinante car contre-intuitive.

Et parce que l’économie est contre-intuitive, son rapport au grand public est particulièrement ingrat. Les gens aiment bien lire ce dont ils sont déjà convaincus. Il faut une pédagogie énorme pour les faire changer d’avis, et du génie pour y parvenir sans créer d’animosité ou d’arguments d’autorité à l’envers : « ce mec n’a jamais bossé dans une usine ! ». Cependant, les textes qui attaquent l’incompréhension du grand public ne sont pas seulement les plus courageux, ils sont aussi les plus utiles au débat démocratique.

Longue introduction pour enfin évoquer le sujet de ce billet : Dix idées qui coulent la France, un essai par Augustin Landier et David Thesmar paru la semaine dernière. La démarche de ce livre est celle que je viens d’exposer : démembrer les grandes idées reçues qui, en gangrénant le monde politique, les médias et les cafés, concentrent les efforts de la nation de la plus inutile manière.

Les dix idées auxquelles s’attaquent Landier et Thesmar pourraient être synthétisées en trois :

  1. La politique doit lutter contre la désindustrialisation du pays ;
  2. L’Etat stratège dirige mieux l’économie que le marché ;
  3. Les problèmes (et donc les solutions) sont européens ou mondiaux.

Trois problématiques qui sont en fait intrinsèquement liées. Elles concernent (1) l’incapacité du pouvoir central à établir un diagnostic pertinent dans une société complexe,  (2) les effets néfastes de l’administration d’un traitement à la fois mauvais et sans rapport avec la maladie réelle du patient, puis (3) le renvoi bien pratique des responsabilités sur des acteurs extérieurs.

Dans le fond, c’est l’éternel débat de l’évolutionnisme contre le créationnisme. Le marché modèle le futur par la sélection naturelle : les entreprises, les institutions, les individus qui font la démonstration de leur compréhension de l’évolution de la société attirent les capitaux, le prestige, les responsabilités. Le reste est sélectionné par la faillite, et réorienté vers des activités plus utiles. La centralisation de l’Etat stratège réduit l’hétérogénéité des idées, et, au contraire du marché, plus ses initiatives sont mauvaises, plus grandes sont les ressources qui y sont consacrées, et donc détournées des initiatives pertinentes.

Le livre de Landier et Thesmar n’est pas une explication théorique des désavantages du centralisme de l’Etat vis-à-vis de l’organisation efficace qui nait des échanges libres. Des centaines de livres ont déjà été écrits à ce sujet. Plutôt, l’ouvrage propose à l’honnête citoyen de se laisser convaincre par une revue des grandes questions économiques qui se posent à la France d’aujourd’hui. Les idées dénoncées par les auteurs débordent de nos téléviseurs, elles monopolisent les ondes radios, et font l’objet d’un curieux paradoxe : tout le monde semble connaître la maladie, tout le monde prétend connaître le traitement, et pourtant aucune amélioration n’est observée. Les auteurs livrent un diagnostic différent (original dans le débat public, mais relativement orthodoxe chez les économistes) sur le mal français.

Et comme la démarche est vraiment de convaincre le lecteur de changer d’avis, le livre cite un grand nombre de références (livres, articles académiques, rapports…) et analyse un grand nombre de statistiques et d’enquêtes aux échelles internationale, nationale ou régionale. Afin que le lecteur sceptique se prêtant au jeu puisse se faire une opinion critique des thèses défendues par Landier et Thesmar, ces derniers proposent un site web dédié avec des dizaines de graphiques (et les données sources), de statistiques et de références disponibles en ligne (près d’une cinquantaine).

D’accord ou pas d’accord avec les thèses développées, le livre mérite la lecture justement parce qu’il est utile au sens où (1) il n’a pas été écrit pour flatter les idées préconçues mais aller à leur encontre et (2) parce plutôt que de chercher à persuader par la rhétorique et le bullshit, il vous offre honnêtement l’opportunité de vérifier les faits qu’avancent les auteurs et d’accéder à un grand nombre de leurs sources. Bref, suivant la démarche de ce blog, il vous prend au sérieux !

21 responses to [Critique] Dix idées qui coulent la France

  1. 

    Bonjour

    Ce livre minimise l’importance de l’industrie. Pouvez-vous dire si l’impact de la desindustrialisation sur le commerce exterieur est pris en compte? Les services contribuent effectivement a la croissance et a l’emploi, mais ils servent pour l’essentiel a gerer la complexite croissante des societes et des economies, et pas a manger ni a s’equiper. Or ces derniers besoins restent. J’en deduis que la desindustrialisation est un probleme si elle desequilibre la balance commerciale, quand notamment les exportations de services (que la France fait moins que d’autres actuellement) et/ou que les revenus des investissements faits a l’etranger et des royalties ne compensent pas. Dans ces conditions le pays est draine de ses liquidites, le systeme bancaire souffre et le deficit budgetaire se creuse (balance sectorielle), la croissance n’est pas soutenable, surtout dans une union monetaire.
    En d’autres termes ce qu’on ne fabrique pas chez soi il faut des sources de financement pour le payer. SI ce n’est pas par le deficit public c’est par l’endettement prive, ou les deux.
    Apres tout la Grece a connu une forte croissance dans les services…avant de s’effondrer, pour ces raisons precises.
    Merci en tout cas de ce blog tres pertinent.

    • 

      Le livre explique cette question. Evidemment, nombre de services n’ont aucun intérêts sans les produits matériels qui vont avec. Mais dans la chaîne de valeur qui regroupent les services et l’industrie, ce sont les services qui sont rémunérés et qui créent des emplois. C’est comme l’agriculture. Il y a une grosse différente entre dire que l’agriculture n’est pas importante (sans elle il n’y a ni industrie ni services) et dire qu’elle devrait occuper plus de 5% de la population où représenter la même part du PIB qu’il y a 200 ans.

      La question de qu’on vend-t-on à l’étranger pour acheter les biens manufacturés qu’on ne produit plus, est celle des avantages comparatifs. Si on laisse le marché faire, il orientera la France vers son avantage comparatif, l’industrie s’il se doit, les services sinon. Sur ce point particulier (abordé par le L&T) je recommanderais plus le livre de Krugman qui est dédié tout du long à ce type de questions.

      • 

        Merci de cette reponse. Elle ne me convainc pas.

        -Je comprends la problematique de la chaine de valeur, mais pour schematiser: Nike employait aux USA (chiffres hypothetiques) 1000 personnes au marketing/design et 10000 en production, il delocalise celle-ci et emploie a la place 50000 personnes en Asie. La valeur ajoutee se concentre certes sur les 1000 du marketing/design mais la question est: que font desormais les 10000 aux USA (serveurs ou chomeurs ?) et: comment financer les importations de chaussures. En fait il faudra prelever sur les revenus des 1000 pour financer le niveau de vie des 10000, ou accepter des deficits publics croissants, ou accepter leur pauperisation. Il ne faut pas aller contre les delocalisations mais se demander quelle industrie exportatrice (de pointe, eventuellement) pourrait employer les 10000, ou leurs enfants. Je crois que c’est ce que font les USA maintenant, ce qu’a fait l’Allemagne preventivement.

        -Les services ne s’exportent pas comme les biens . Dans beaucoup de cas il faut une implantation locale, des emplois locaux. Les chiffres recents montrent que la France est peu performante dans l’exportation de services. Notons aussi que la langue y est un handicap. Enfin la France est un pays “riche” ou les couts du modele social sont eleves (pour longtemps encore) donc un eventuel avantage comparatif sera limite a des segments de services a haute valeur ajoutee pour lesquels la concurrence est frontale avec les USA et la GB entre autres et qui ne sauraient a eux seuls tirer l’economie. Une couche limitee d’experts peut prosperer mais quid de la “classe moyenne”? Enfin c’est souvent dans la roue de l’industrie que les services se vendent a l’etranger. Je crains qu’en fin de compte le principal avantage comparatif en matiere de services ne soit naturellement trouve dans l’incomparable patrimoine historique et culturel, autrement dit…Dysneyland. Meme si on pouvait esperer equlibrer les comptes ainsi (ce qui est impensable) ce serait un recul de niveau de vie.

        -Il me semble donc que la re-industrialisation est souhaitable mais ce n’est pas une question de planification etatique ni meme de politique industrielle, c’est une question d’environnement favorable ou non a l’investissement et a l’organisation industrielle, de fiscalite, de charges, de droit du travail, de lien recherche-industrie, tous sujets sur lesquels le pays est plutot mauvais. Il faut travailler a ce que les usines du futur permettent a des salaries francais de prosperer sur la consommation des autres. Sans quoi c’est notre consommation qui en patira.

        • 

          Lisez le livre, dans le premier tiers, toutes vos objections sont commentées.

          • 

            J’habite loin a l’etranger. Je tacherai de me renseigner, mais si vous pouvez resumer leur reponse a mes objections en 2 mots ce serait gentil, si ce n’est pas abuser. C”est un sujet central.

              • 

                Sauf erreur de ma part, la question du commerce exterieur n’est pas abordee dans ces donnees. Or c’est la mon point.
                D’ailleurs ces graphiques ne distinguent pas les services marchands des non-marchands, et encore les moins les services susceptibles d’etre exportes.
                Au contraire dans une autre page les auteurs regroupent la France avec les GIIPS pour montrer le poids des deficits de ces pays. C’est bien la question.
                Je ne crois pas que la contemplation des tendances passees relativement a la tertiarisation de l’economie suffise a se rassurer. Il faut plutot essayer de tracer les scenarios qui se mettront en place si la desindustrialisation continue. L’ajustement pesera de plus en plus sur les finances publiques dans notre systeme pol itico-culturel. C”est bien ce qui se fait depuis le debut des annees 2000. Avec le temps les deficits sont excessifs et on tape dans le niveau de vie soit par l’impot, soit par la reductiond es prestations. C’est un scenario perdant.

                • 

                  Si vous lisez l’anglais, cet article est une illustration intéressante de la difficulté à interpréter la balance commerciale quand la chaîne de valeur est complexe.

                  L’iPhone créée à lui seul 2 milliards de déficit pour le commerce extérieur américain vis-à-vis de la Chine, Mais d’un autre côté, l’essentiel de la valeur ajoutée créée par l’iPhone revient aux ingénieurs américains payés en dollars US par une firme US (donc hors des échanges commerciaux) à l’aide de capitaux qui transitent par le retour des profits extérieurs à leur propriétaire : Apple Inc.

                  La valeur ajoutée de la conception revient aux USA dans les flux financiers liés à la propriété, donc dans le compte financier de la balance des paiements, et non dans la balance commerciale.

                  http://www.voxeu.org/article/how-iphone-widens-us-trade-deficit-china

        • 

          PS: Krugman presente trois forces qui pourraient resoudre le probleme de la desindustrialisation:
          -la baisse du change (mais avec l’euro c’est plus complexe, et c’est un appauvrissement de toute maniere)
          -la specialisation (dans les services, je n’y crois pas-cf plus haut)
          -profiter de la surconsommation et de l’effort d’equipement des pays emergents: mais pour ca il faut bien une industrie competitive

  2. 

    Merci. Je l’ai acheté hier soir et ai lu l’introduction avec intérêt. Bien aimé le parallèle historique qu’ils font entre un point de vue politique formulé au début du XXe siècle entre agriculture et industrie et celui qu’on entend ou lit aujourd’hui entre industrie et services.

  3. 

    Amazon, les commentaires…

    Changez de métier…. auteur, pas pour vous., 13 septembre 2013

    Par

    Whatamess – Voir tous mes commentaires

    Ce commentaire fait référence à cette édition : 10 idées qui coulent la France (Format Kindle)

    Mal écrit, mal fichu, mal pensé, aucune argumentation solide. Ni fait ni à faire. Juste un type qui devrait prendre un travail dans une entreprise quelconque, au lieu d’encombrer nos étagères.

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    3 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile

    1.0 étoiles sur 5 MONSIEUR YAKA FOKON, 13 septembre 2013

    Par

    alfred – Voir tous mes commentaires

    Ce commentaire fait référence à cette édition : Dix idées qui coulent la France (Broché)

    En écoutant sur FRANCE INTER le débat qui opposait Mme FLEUR PELLERIN à Mr LANDIER, il est vite apparu que, pour cet économiste qui, comme ses confrères, a été incapable de prévoir la CRISE économique dont nous subissons les effets, il n’y a qu’une solution: LAISSER LE MARCHÉ , LA LIBRE CONCURRENCE, LE SYSTEME LIBÉRAL s’occuper SANS AUCUNE INTERVENTION ÉTATIQUE des différents problèmes que soulève la mutation industrielle et économique de la FRANCE.Il n’appartient pas à l ÉTAT de prendre et des initiatives et ses responsabilités. Il conteste, fustige, tourne en dérision, les initiatives gouvernementales dans ce qui semble pourtant nécéssaire: Accompagner, promouvoir, aider,susciter un environnement favorable aux les START-UP,aux PME, qui sont le terreau des découvertes futures et gages de la reprise industrielle de notre pays.

    Quand la ministre lui fait valoir que ce ne sont pas des agences gouvernementales mais bien des chefs d’entreprises qui sont à la manoeuvre, il les assimile à des copains,acoquinés avec le POUVOIR EN PLACE ( DE GAUCHE. ) La cause est entendue, seule des initiatives d’un POUVOIR DE DROITE seraient légitimes, mais, les choses étant ce qu’elles sont, la Gauche étant aux manettes, il n’y a que d’éminents économistes comme lui qui sont en droit de dire ce qu’il faut faire et ne pas faire. Tous ces joyeux lurons, économistes et politologues de tout poil, qui encombrent les plateaux de télévision et noircissent les feuilles des journaux, qui nous assènent d’un ton pontifiant des évidences qu’ils sont les seuls à partager, sont toujours très forts pour dire; yoréfalu-yfaudré-yavéka-iakafokon..etc…. Nul doute que seul détenteur du “gai-savoir”, son ouvrage est promis à un bel avenir. Il s’inscrit dans l’atmosphère de catastrophisme ambiant. J ‘attends de lui les DIX IDÉES QUI SAUVENT LA FRANCE.? Mais c’est un pari qu’il sera, comme d’habitude, incapable de tenir

  4. 

    Je n’ai pas lu ce livre, mais peut on vraiment encore accorder du crédit à un économiste qui écrivait dans les Echos en 2007 un article expliquant l’impossibilité d’un krach boursier à court et moyen terme du fait que les hedge fund et la titrisation réduisait les risques liés à un effondrement boursier?

    Désolé mais comme ça je me dis que je n’ai pas de temps à perdre avec son bouquin. J’ai suffisamment de quoi m’occuper le pavé de Piketty ! ;)

  5. 

    Quelques tentatives d’explications aux raisons de la popularité des idées en question en France :

    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/international/europe/221142190/pourquoi-francais-aiment-plus-concurrence

  6. 

    Acrinthene, avez vous lu : “Sophismes économiques” de l’immense Frédéric Bastiat?
    ( http://www.amazon.fr/Sophismes-%C3%A9conomiques-ebook/dp/B00CGMRVB6/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1379439958&sr=1-2 )
    ou (http://bastiat.org/fr/sophismes.html)
    Je trouve que parmi les livres qui “s’attaquent à l’incompréhension du grand public” ce livre est fabuleux!! écrit il y a plus de 160 ans, voir combien il reste d’actualité est effrayant. Si un jour vous pouviez consacrer ne serait-ce qu’un tout petit texte à son auteur, je vous en serai éternellement reconnaissant.
    En ce qui me concerne, je cours me procurer les livres que vous conseillez. Votre blog est une mine d’or. Merci encore.

  7. 

    Chaine de valeur et balance des paiements: oui, c’est pour cela que je parlais des revenus des investissements a l’etranger et des royalties dans le tout premier post; il faudrait aussi parler des transferts faits par les nationaux. Donc il y a trois problematiques qu’il ne faut pas eviter:

    -les retours son-ils quantitativement suffisants pour reequilibrer? Dans le cas de la France la croissance de ces postes ne compense pas la degradation du reste a ce jour; Iphone est un cas tres particulier, un monde en soi ou la force du design, du marketing et du culturel est exceptionnelle, et on ne peut pas tabler sur l’idee que les emergents vont laisser filer la valeur ajoutee pour l’eternite. Aux USA tout le monde ne parle que de rapatrier des usines

    -les retours ne vont pas dans les memes poches. Par exemple l’explosion des revenus des investissements faits a l’etranger depuis le debut des annees 2000 represente a peu pres les salaires d’un million d’emplois, mais ils reviennent logiquement aux detenteurs du capital et ne financent pas directement des emplois. Idem pour les royalties. Ces revenus lorsqu’ils sont depenses en France creent surtout-si l’industrie y est faible!- des importations et des emplois peu qualifies de service.Aux Etats-Unis depuis 2008 les metiers qui embauchent sont les “petits” metiers de service et la Sante. Donc cette strategie suppose une redistribution de plus en plus massive ou l’acceptation du creusement de la classe moyenne.

    -il faut s’entendre sur la these: est-elle de dire que l’industrie n’est pas essentielle, ou que les usines auront “peu d’ouvriers”? Je suis d’accord avec la deuxieme version, celle d’une industre a faible contenu en emplois, mais qualifiee et exportatrice, a forte valeur ajoutee par tete.

  8. 

    Nous ne devons pas connaître la même Krugman.

    Le vôtre, Docteur Krugman est difficilement conciliable avec Mister Hy Krugman, keynésien, macroéconomiste et plus, un de mes suspects habituels.

    Voir les deux textes fondateurs, selon lui, de sa vocation d’économiste : babysitting cooperative et psychohistory dans Foundation d’Asimov, où il ne fait pas preuve de sa compréhension de la théorie économique.

    • 

      Le brave Dr Krugman a eu son épiphanie à l’envers dans les années 2000. Ses textes avant son Nobel était tout ce qu’il y a de plus lisible. Depuis …

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  1. 10 idées qui coulent la France | Contrepoints - September 18, 2013

    […] — Sur le web. […]

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