Intermittents : le paradigme du partage du temps de travail

14 décembre 2012 — 72 Commentaires

Le système d’assurance chômage des intermittents du spectacle cause des dysfonctionnements majeurs du marché du travail dans cette industrie, dont le coût – 16 milliards d’euros sur ces 20 dernières années, pour sa seule partie visible – est à la charge du reste de l’économie.

L’économie du spectacle est un serpent de mer de la dépense publique. Un serpent dont le coût est inchiffrable vu que cette économie profite d’un grand nombre de fontaines à subventions, de la redevance audiovisuelle, aux subventions aux arts, mais aussi par son régime d’assurance chômage si particulier. Ce dernier, sur ces seules vingt dernières années, représente un trou d’environ 16 milliards d’euros.

En 2008, 440 000 personnes ont déclaré un emploi salarié dans le monde du spectacle. Parmi elles, on peut distinguer un sous-groupe d’environ 300 000 personnes pour qui cette activité est de loin la principale, tant en termes d’heures travaillées que de rémunération. C’est à ce sous-groupe que je limite mon analyse.

Ce petit monde semble dirigé par des ayatollahs du partage du temps de travail pour qui même les 35 heures hebdomadaires paraissent une hérésie. En effet, moins d’un quart d’entre eux ont déclaré une moyenne sur l’année de 35 heures par semaine dédiées à leur emploi dans le spectacle ; et un autre quart a déclaré une moyenne inférieure à 2 heures hebdomadaires.

Temps spectacle

De tels horaires semblent tellement déconnectés du dur monde du capitalisme néolibéral, sauvage et violent, dans lequel 60% des salariés travaillent plus de 35 heures, qu’on se dit spontanément que ces gens ont certainement un autre emploi, en complément. Il n’en est rien, vu que 83% de ces travailleurs du spectacle déclaraient y consacrer l’intégralité de leur temps de travail, et seules 5% indiquaient qu’il en représentait moins de 75%.

Part spectacle

Peut-être y-a-t-il une forme de saisonnalité dans cette activité, mais justifie-t-elle une main d’œuvre trois fois supérieure à celle nécessaire ? La réponse se trouve aussi dans le régime bien spécial des intermittents.

Dans son dernier rapport sur le sujet, la Cour des Comptes illustrait ce régime d’assurance par un exemple frappant. Un intermittent avec un salaire brut mensuel de 1 500€ et travaillant 35h, peut se retrouver au chômage au bout d’un peu plus de trois mois et toucher 9 000€ d’allocations étalées sur 243 jours.

Dans son rapport de 2006, la Cour proposait aussi un exemple de comment un système si généreux peut profondément affecter l’organisation de l’industrie concernée. Doit-on recourir à un CDD court ou à un CDI lorsque l’on recrute un chef monteur ? Le tableau suivant compare les gains et coûts respectifs du chef monteur et de son employeur pour chacune des options.

Source : Cour des Comptes, Rapport 2006

Source : Cour des Comptes, Rapport 2006

Ainsi, du point de vue de l’employeur, pour une même personne au même poste, le CDD coûte 1 830€ par mois et par poste, et le CDI 4 270€. Le salarié accepte cette force décote de salaire grâce à la subvention de l’assurance chômage. En effet, en net, le CDI lui rapporte 3 200€ par mois, à condition qu’il travaille sur la base de 35h toute l’année. En revanche, le CDD combiné au régime spécial d’assurance chômage lui rapporte 2 900€ par mois, mais la perte de 300 € est compensée par 8 mois de congés payés.

Il n’y a donc pas mystère, dans un tel cas, qu’un employeur puisse s’amuser à faire tourner trois CDD sur un seul poste. Sur une base mensuelle, l’employeur verse 1 830€ au salarié occupé, et le contribuable 1 250€ à chacun des deux salariés mis en réserve. Dans cet exemple, le coût total d’un mois de main d’œuvre est donc de 4 330€, dont pas loin de 60% pour l’assurance chômage.

Si la plupart des travailleurs du spectacle n’abusent probablement pas de ce système, il n’est guère surprenant que 18% d’entre eux reçoivent plus de la moitié de leurs revenus sous forme des seules allocations chômage, contre seulement 3% dans l’ensemble de la population salariée française.

Part indemnités

La conséquence d’un système qui marche autant sur la tête est l’accumulation de déficits. Plus de  100 000 personnes profitent chaque année du régime spécial des intermittents, pour une allocation moyenne d’environ 12 000€ par tête.

D’un peu plus de 200 millions au début des années 1990, le déficit du régime des intermittents s’est stabilisé autour du milliard d’euros par an.

Déficit Intermittents

En capitalisant ces déficits des années 1991-2010 à un taux de 2%, on arrive à trou d’une valeur actuelle de 16 milliards d’euros.

Dette Intermittents

A ce trou se rajoute le manque à gagner de l’économie et donc des finances publiques au fait que ces gens sont la plupart du temps inoccupés, ce qui constitue à l’évidence un gâchis de ressource.

En préparant ce billet, je suis tombé sur cet argument absolu selon lequel la culture n’est pas un produit marchand. C’est assez curieux, car dans ce cas pourquoi a-t-elle besoin d’argent ? Voilà des gens qui ne trouvent aucune contradiction à prétendre que leur travail n’a pas de prix et à pourtant en exiger le paiement. Ils semblent admettre que le travail des autres contribuables ait un prix marchand, mais pas le leur. Est-ce à dire que l’effort des contribuables peut-être réquisitionné par les « artistes », serviteurs autoproclamés d’une cause supérieure aux intentions vulgaires qui motivent le travail des payeurs d’impôts ?

Une règle qui semble immuable, est que ces choses dont on dit couramment qu’elles n’ont pas de prix coûtent généralement très cher à ceux qui doivent néanmoins les payer. Au fond, il ne s’agit que d’un biais de sélection, dérivant de ce qu’il n’est utile de vous proclamer au-dessus du marchandage que dès lors que vous n’obtenez pas du libre consentement d’autrui la part de son revenu que vous souhaitez lui soudoyer.

Mais quand bien même on admettrait l’argument, on ne verrait toujours pas en quoi ce déficit d’un milliard d’euros est d’un quelconque intérêt culturel. Une personne à plein temps produit autant que trois personnes à tiers temps.

Mais 16 milliards, que cela représente-t-il ? Avec un salaire net moyen de 2 080€ par mois, cela représente les revenus annuels moyens de 640 000 salariés !

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Sources :

Gouyon, M., 2011. "L’emploi salarié dans le spectacle en 2008 : une diversité de situations", INSEE – Ministère de la Culture (lien)

Rapport 2006 de la Cour des Comptes (lien)

Rapport 2012 de la Cour des Comptes (lien)

72 responses to Intermittents : le paradigme du partage du temps de travail

  1. 

    "Peut-être y-a-t-il une forme de saisonnalité dans cette activité, mais justifie-t-elle une main d’œuvre trois fois supérieure à celle nécessaire ?"
    Je pense que dans certains cas, oui (pas le chef monteur toutefois, la demonstration est parfaite): comme pour les enseignants, il y a des heures travaillees qui ne sont pas comptees il me semble ; par exemple, un acteur de theatre va apprendre son texte en un certain nombre d’heures qui ne sont pas comptees. Cela doit rendre la statistique et les comparaisons difficiles…

    "Mais 16 milliards, que cela représente-t-il ? Avec un salaire net moyen de 2 080€ par mois, cela représente les revenus annuels moyens de 640 000 salariés !"
    Une fois n’est pas coutume mais n’etes-vous pas en train de comparer des choux et des carottes avec un deficit cumule et un revenu annuel?

    • 

      Il est très courant de rapporter un stock et un flux en matière de dette. Pour prendre un exemple courant, exprimer la dette publique en points de PIB revient à cela.

      Les carottes et les choux sont comparables vu qu’elles ont un étalon commun, et d’ailleurs le prix des choux impacte les ventes de carottes, et inversement.

      Par ailleurs la nature de la dette est un flux, même si elle est exprimée sous forme de stock. Une dette peut-être roulée infiniment, et donc se représenter en flux.

  2. 

    Pourriez-vous clarifier pour moi le sens de votre phrase suivante : "Au fond, il ne s’agit que d’un biais de sélection, dérivant de ce qu’il n’est utile de vous proclamer au-dessus du marchandage que dès lors que vous n’obtenez pas du libre consentement d’autrui la part de son revenu que vous souhaitez lui soudoyer."
    D’avance merci.

    • 

      Cela veut dire que quand vous vendez quelque chose que les gens sont prêts à vous acheter de leur propre volonté, vous n’avez pas besoin de leur dire que c’est au dessus de toutes considérations marchandes.

  3. 

    Ce que vous dites est rigoureusement exact pourtant vous faites 2 contresens dans cette affaire.

    1) Vous considérez que ce sont les travailleurs qui font ce choix alors qu’en réalité ce sont les "patrons". Les salariés n’ont pas le choix du système et travaillent régulièrement 2h et sont payés 1h par les assedics et 1h par leur employeur.

    2) Je pense que le déficit n’est pas du aux "petites gens" mais aux principaux acteurs (type depardieu) qui touchent énormément d’argent de ces dispositifs.

    Enfin, il est probable que ne soit déclaré en heure travaillée que les heures de représentation. Ceci vicie le dispositifs car il faut un certain nombre d’heures travaillée pour en bénéficier et le dispositifs doit rembourser à un salaire mensuel recalculé sur cette base…

    • 

      Non j’ai mis les deux acteurs dans le panier, employeurs et travailleurs. Et je ne dédouanerai par ces derniers, car ce sont eux qui manifestent si l’on cherche à supprimer le système.

      L’assurance chômage est plafonnée, donc je ne pense pas qu’Obélix représente grand chose, même si effectivement l’essentiel de sa fortune belge vient des subventions françaises.

    • 

      L’ensemble des gens du spectacle, adhère à ce système. La preuve en est que le changement de métier visant l’exercice d’une autre activité reste l’exception.
      Ce qui semble accréditer la thèse suivante : pour une personne relevant potentiellement du dispositif, le but n’est pas de sortir du système, mais d’y entrer.

  4. 

    ah bon ? vous pensez que depardieu touche les assedic ?

    • 

      C’est une assurance chômage, il cotise, donc il a des chances de toucher!!!

      Peut-être que depardieu est un exemple abusif de ma part mais les plus grand concertistes ont des chances de profiter de ce système.

      L’idée est réellement que vous êtes payés qd vous ne travaillez pas (à partir du moment où vous travaillez plus de x heures par mois). Si vous travaillez en mode projet (type chef monteur) ou par concert (10 concerts par mois par exemple) vous êtes payés pour vos heures non travaillées, donc qui que vous soyez vous pouvez être payé pour ces heures non travaillées dans l’année!

      Soit dit en passant, je suis contre le système quoiqu’il arrive!

      Je ne comprends pas pourquoi je paye par an 180€ pour la culture.

      Pour info également, hier le directeur de l’opéra de Paris était interviewé sur BFM. L’opéra de Paris fait une perte nette de 50% malgré un taux de remplissage de 94%!!!
      Le mec de dire, on est hyper contents, normalement on devrait être en perte de 70 à 80%!! Surtout on ne veut pas augmenter le prix des billets sinon on n’aurait que des riches! Du coup on est les moins chers d’Europe.

      Cette affaire nous coûte 100 millions par an. Les pauvres payent donc 100 millions par an pour l’opéra des riches

  5. 

    D’accord avec vous mais n’oubliez pas que nous sommes en France où certains sont plus égaux que d’autres (les fonctionnaires et les chantres du socialisme). Personnellement je suis passé intermittent suite à un licenciement économique car ne parvenant pas à retrouver de CDI (j’ai plus de 50 ans!). Le système est avantageux quand on peut s’y maintenir, ce qui est difficile par les temps qui courent. Quant à faire des heures en dehors de ce statut, mieux vaut éviter car lors de la demande de renouvellement vous aurez 9 chances sur 10 de vous en faire éjecter pour vous retrouver au régime général.

  6. 

    Effectivement, le système et sa critique- à certains égards justifiée- est un vieux serpent de mer.
    Je suis ok avec Acrithène sur la schizophrénie du discours de l’Art non marchand et sa nécessaire rétribution… détournement brouillon du présupposé qu’une cantate de Bach ne "sert" à rien, donc n’a aucune valeur, mais que l’on va donc payer pour écouter quelque chose sans valeur…

    Vos calculs doivent prendre en compte la réalité de ce pan d’activité, afin d’en bien comprendre les raisons de sa création justifiée il y a environ 30 ans et les dévoiements bien réels.
    ( je mettrais de côté les structures de production importantes comme l’Opéra de Paris et grosses productions privées qui tournent plusieurs spectacles avec péréquation, cela serait ici trop long…)

    Les plus exposés des bénéficiaires sont les artistes du spectacle vivant (musique, cirque, acteurs , danseurs) pour lesquels dans certaines catégories, la durée d’employabilité en âge est faible, la formation longue et coûteuse et le risque corps, qui est leur instrument de travail en réel ou prolongé (instrument) maximal.
    Dans cette catégorie, il faut savoir qu’un rhume mauvais ou un claquage empêche la représentation qui est annulée et là "pas de bras, pas de chocolat" il n’y a pas de salaire versé, car pas de recettes, et une mise au chômage technique de l’équipe entière.

    Il faut savoir:
    – que les répétitions théoriquement payées selon la loi, le sont rarement, tout simplement car il n’y a pas d’argent pour cela dans la structure productrice, et
    – que l’entretien du corps (médecine +cours) est onéreux et incertain car ce ne sont pas des machines…
    le temps de répétition création est donc le plus souvent payé par l’intermittence, cela est la réalité. la solution US de travailler à côté avec 3 ou 4 petits boulots" ne marche pas ici où ils n’existent plus et sont pris d’assaut.(et plus trop aux USA en chômage non plus….)
    Et il faut du temps d’assimilation/rodage pour proposer quelque chose qui fasse rêver… et même en travaillant vite en forçant le pas, il y a une durée incompressible.
    – les coûts fixes d'(auto)- production sont très hauts (location salle matériel/affichage/presse, etc..) et les salaires en constante baisse depuis 12 ans.

    C’est donc ce premier cercle qui devrait bénéficier de ce système, car sans création artistique et d’artistes, point d’oeuvres potentielles.
    L’actualisation de ces oeuvres se fera par le second cercle (techniciens du spectacle vivant stricto sensu) et par le troisième cercle de la technique hors vivant et " l’administratif".

    Je ne vais pas me faire des amis, mais ce troisième cercle n’a pas vocation à rester dans le système car :
    – que penser de la plupart des employés de Radio France (je ne donnerai pas de détails) qui sont embauchés pour certains depuis des décennies et qui sont intermittents ?
    – que penser des maçons ou menuisiers ou cuisiniers au festival de Cannes embauchés comme intermittents?
    – que penser des dames pipi de certains chaînes télé embauchées comme intermittentes?
    Les syndicats sont muets là-dessus, il faut demander à qui profite le crime…

    Assurément, nous sommes là dans le dévoiement du système qui partant, sera lourdement déficitaire.
    La restriction au cercle des plus exposés, qui plus est à l’origine du projet par impulsion artistique, s’impose donc dans un souci d’équité (ceci sans jugement aucun sur la qualité ou pas de ce qui est proposé, le public fera le tri)
    Il faut évidemment proposer un cadre ad hoc aux catégories qui figuraient indûment dans ce système.
    Pour autant, il sera difficile en l’état actuel,et même après réforme, de revenir à un système non déficitaire, car , au regard des coûts fixes pré-exposés et du cadre actuel, on n’y gagne que peu d’argent, sauf tournées importantes (pour amortir les dépenses) difficiles à trouver aujourd’hui.
    D’où les essais de crowfunding, de pub internet, de lieux ou montages alternatifs, réponses intéressantes à un cadre obsolète et vermoulu.

    P.S. : pour mémoire, l’accélération des entrées en intermittence s’est faite vers 88/89, avec les "grandes manifestations culturelles" notamment parisiennes (Goude, centenaire Tour Eiffel , etc..) :=))

    • 

      Dans un système d’assurance normal, ces risques (maladie, incapacités) sont couverts par les cotisations. L’apprentissage est lui-même couvert par le salaire que touche l’acteur (au sens large) pendant sa représentation.

      Le problème c’est qu’ici, on considère que ce travail doit être payé par la collectivité (pour permettre la création) et les représentations. Je ne comprends pas, à quel titre, il faut qu’un agriculteur auvergnat qui fait un choix de vie rude, loin de la ville, paye l’opéra (je suis fan d’opéra), et les autres spectacles vivants des personnes qui font le choix du centre-ville.

      De plus, comme l’a très bien expliqué Acrithène dans un article précédent, la création n’a pas besoin de l’état pour se développer, les "maudits" en sont bien la preuve.

      Cette sur-subvention de l'"art", entraîne un secteur totalement délirant qui vit en vase clos dans lequel les gens qui vont au spectacle, sont les mêmes que ceux qui en vivent. Un exemple, le court-métrage dont les seuls débouchés sont les festivals de court-métrage et dont le financement est quasiment exclusivement public!!! On cherchera donc à contenter les afficionados en négligeant totalement ce que le public veut: pourquoi les films français (à l’exception notable de Taken) ne s’exportent-ils pas?

      • 

        "Le problème c’est qu’ici, on considère que ce travail doit être payé par la collectivité (pour permettre la création) et les représentations. Je ne comprends pas, à quel titre, il faut qu’un agriculteur auvergnat qui fait un choix de vie rude, loin de la ville, paye l’opéra (je suis fan d’opéra), et les autres spectacles vivants des personnes qui font le choix du centre-ville."
        Non, le nproblème c’est de savoir si cette dépense est utile ou non, optimale ou non, efficace ou pas. Je pense qu’elle ne l’est pas, et que tout ce fric serait bien mieux employé dans d’autres secteurs.
        A titre personnel, je n’ai pas de problème avec la collectivisation des moyens, dès lors que la dépense présente une utilité et ne constitue pas une enième gabegie de plus.

        A ce titre, votre approche consumériste du role de l Etat me semble un peu restrictive. Si vous considérez que vous devez recevoir autant de la puissance publique que ce que vous y abondez, alors vous n’avez pas besoin d’Etat.
        D’autant que vos arguments se retournent comme une chaussette: ainsi, pourquoi ceux qui ont fait le choix du centre ville devraient-ils payer les 3 kilomètres de routes et de poteaux électriques menant à la ferme de cet agriculteur et qu’il est le seul à utiliser ? Un citoyen n’ayant pas d’enfants devrait-il être dispensé de payer pour l’éducation nationale ? Une personne en bonne santé pour des hopitaux ? etc.

        • 

          Vous avez partiellement raison, mais pas totalement. Effectivement l’utilité collective doit parfois primer mais pas toujours.

          Mais il est normal aussi de considérer l’Etat de manière consumériste. Si l’on ne reçoit pas autant de l’Etat que ce qu’on lui a donné il y a un problème qui est que via l’état votre voisin vous vole! A ce rythme là, tout le monde essaie de voler tout le monde, et via la démocratie représentative, une majorité essaie de voler une minorité, parce que l’on considère que la majorité va mieux utiliser l’argent que cette minorité!!!!!

          Ceci n’est pas sain non plus

          Quand à vos questions:
          1) ils ne devraient pas nécessairement payer, chacun doit profiter des avantages et subir les inconvénients de ses choix (mais ainsi les terres ne vaudraient rien, le prix de la route est intégré dans le prix de la terre)
          2) La question se pose, je suis plutôt en faveur d’un état qui dispense l’éducation à tous, par ce que comme vous le dites, c’est utile (et juste), de plus, chacun profite du fait que son voisin est éduqué (surtout en démocratie)
          3) Les hôpitaux devraient être privés et/ou gagner de l’argent via le paiement des soins qu’ils prodiguent

          Pour ce qui est de l’utilité de l’état, je pense que l’état a un rôle dans l’organisation d’une certaine solidarité (ce qui vient en contradiction de mon avis précédent, je le reconnaît), pour mutualiser les moyens (pour organiser un réseau de transport national…), faire payer/éviter les externalité négatives (pollution, crime, monopoles, invasion…) et organiser les externalité positives (éducation, recherche, santé publique, vaccination…) et probablement autres choses. On pourrait peut-être s’en passer (j’avoue ne pas y croire)

          • 

            L’échange entre groupe, via l’État, doit être considéré sur l’ensemble des segments. Ainsi on peut être créditeur sur la santé les routes, l’information, mais débiteur sur l’éducation la communication le logement……
            Je ne crois à la théorie de la régulation naturelle, si ce n’est qu’elle met en place la loi du plus fort.

      • 

        Bonjour,

        Vous ne connaissez apparemment pas très bien la réalité des métiers correspondant aux annexes 8 et 10.
        Les persones qui ne travaillent que 2 heures par semaine sont aux RSA pas aux Assedic.
        Pour avoir accès au régime d’Intermittent, il faut travailler pour les techniciens par exemple 507 heures en 10 mois.
        Il est difficile pour un chef monteur ou un ingénieur du son d’enchainer des productions les unes à la suite des autres, le temps réél de travail n’étant que rarement défini par avance, il est indispensable entre deux productions de prévoir une marge avant d’accepter un nouveau contrat sous peine de perdre en dernière minute un contrat de plusieurs semaines pour deux ou trois jours de dépassement (dépassement qu’il est impossible moralement de refuser, et il nous serait garanti de ne plus jamais retravailler avec le producteur et le réalisateur si on le laisse tomber avant la fin de la production).
        Il arrive donc souvent qu’on ne puisse prendre des contrats qui chevauchent trop près d’autres et de nous retrouver avec plusieurs semaines de chômage pour avoir dû refuser un contrat.
        Ce chômage là est un chômage subit et non volontaire. Nos métiers sont des métiers de passion, on est heureux de les pratiquer si ils sont fait dans de bonnes conditions de travail.
        Précariser notre statut davantage aurait une lourde conséquence sur la création culturelle en France.
        Pour permettre aux artistes de créer, il faut leur en laisser le temps. Ce temps n’ai pratiquement jamais payé.
        Un jeune réalisateur arrive dans une maison de production avec un scénario, personne ne l’a payé pour l’écrire, si il a la chance que son scénario soit accepté par une maison de production, il faudra d’abord trouver de l’argent pour financer son oeuvre avant de pouvoir le payer. Plusieurs années peuvent être nécessaires pour cela. Les jours de chômage servent aussi à permettre cela. Il y a aussi la formation permanente sur les nouvelles technologies. que ce soit pour l’industrie du cinéma, de la télévision ou du spectacle. Elle est le lus souvent le fait d’acte autodidacte donc non rémunérés mais indispensable à la pérennité de chaque carrière et les évotions technologiques en 40 ans ont été gigantesques. L’état aurait-il eu les moyens de former les techniciens et artistes si ils n’avait pas pu le faire pendant leur période "d’inactivité" ?
        Les musiciens, les danseurs doivent s’exercer tous les jours pour faire progresser leur art, il n’est souvent pas possible pour eux de travailler dans un autre secteur pendant les périodes sans emploi rémunérés (beaucoup travaillent gratuitement de longues périodes pour préparer les spectacles, les films, les documentaires, les reportages, …).
        Même si la durée effective de travail annuel n’est que de 5 mois, cette durée n’est déjà que peu accessible à beaucoup d’entre nous, mais elle est indispensable à toute l’industrie culturelle et artistique qui en découle.

        Sans tous ces artistes et techniciens intermittents, c’est 300 000 permanents du secteur culturel qui n’existeraient pas, et combien d’autres centaines de milliers d’emploi seraient supprimer dans les hotels, restaurants, etc, de Limoges, Bourges, Avignon, Angoulême, Nantes, Montpellier, Biarritz, Deauville, Lyon, Bordeaux, etc, et bien évidemment Paris ? Que serait ces villes sans la culture ?

        Que deviendrait l’image de la France si son exception culturelle, reconnue à juste titre dans le monde entier disparaissait ? L’attractivité industrielle de la France est aussi lié à l’image de la France par son histoire et sa culture. Le secteur du luxe en pleine expansion bénéficie très largement de l’image de la France et de l’exception culturelle française pour vendre ces produits ?

        Il fat arrétez de chercher des boucs émissaires pour évitez de parler des vrais problèmes.
        Le problème n’est pas de savoir comment arrêter de dépenser de l’argent pour des actions qui sont nécessaires mais comment en gagner davantage pour financer ces dépenses.
        Si tous ceux qui bénéficient de l’exception culturelle française payaient leur impôts et taxes en France au lieu de s’expatrier comme des voleurs ou de masquer leurs bénéfices en créant de faux intermédiaires dans les paradis fiscaux, il n’y aurait pas de débat sur les intermittents du spectacle qui rapportent bien plus à la France en terme d’image et d’Economie que ce qu’ils coutent en indemnité de chômage.

        La France a besoin est d’une grande réforme fiscale pour changer le mode de financement des régimes sociaux qui est totalement obsolète parce créé il y a plus de 50 ans, dans un contexte économique qui n’est plus en rapport avec l’économie d’aujourd’hui.
        Supprimer la protection sociale des français serait un non-sens économique, historique, et une catastrophe humanitaire pour de trop nombreux citoyens.

        Il y a déjà assez des 13 millions de pauvres dont 8 millions de sous-pauvres en France.
        Cherchez plutôt des solutions économiques pour les sortir de là, plutôt que de réfléchir à comment en ajouter davantage.

        Gilles V.

        • 

          Tout cela est bel et bon mais, comme la plupart des intermittents, vous vous placez du point de vue des intermittents, qui jugent ce système adapté à leur façon de travailler.
          Sauf que :
          1°) la fraude est considérable (les ‘permittents’), et surtout
          2°) il est énormément déficitaire et ce sont les autres salariés du secteur privé qui compensent le déficit.
          Du point de vue de l’intérêt général, cela crève les yeux que ce système n’est ni égalitaire (cotisations, prestations) ni équitable et doit donc être changé.
          Quant à ses objectifs d’intérêt général (‘exception française’, etc.), il doivent être financé par les bénéficiaires (producteurs, artistes, spectateurs) et par l’ensemble des contribuables (pas seulement les salariés du privé).
          Pas besoin d’être magistrat de la Cour des Comptes pour comprendre cela.

          • 

            Bon, il va être temps de vous renseigner un petit peu avant d’écrire quoi que ce soit :

            http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6506

            • 

              Et sur le deficit :

              • 

                Vous pouvez aller à la minute 05:00. Le mec explique qu’il n’y a aucune corrélation entre une variable (le déficit de l’unédic) et une constante (les annexes 8 & 10).

                Cela suffit à rire et à le renvoyer dans une classe de maths au cours introductif aux probabilités. On ne corrèle toujours que deux choses qui varient.

                C’est comme si je disais qu’il n’y a pas de rapport entre la masse osseuse et la masse d’un homme adulte, sous prétexte que les variations de poids ne font pas changer la masse osseuse.

                • 

                  Soyez un petit peu logique au lieu de répondre encore à la va vite sur un sujet compliqué.
                  Pour votre exemple ramené au problème, c’est comme si je disais que votre dernière prise de poids était lié à votre masse osseuse…

                  Pas besoin d’aller en cours introductif aux probabilités pour comprendre que vous ne cherchez pas à évaluer les problèmes mais juste à ressortir la bonne vieille rengaine "les intermittents, ce sont des glandeurs et des fraudeurs."

                  Quand au deficit, renseignez vous sur celui des intérimaires, eux qui ne glandent pas.

          • 

            Bonjour,

            Comme la plus part des intermittents, je me place du côté de la Culture et de l’Art.

            Je défends ce régime spécial parce qu’il est effectivement bien adapté à notre profession.
            Ne pas le défendre, c’est ne pas défendre la spécificité culturelle française que beaucoup nous envie.
            Défendre ces propres droits ne me semble pas être répréhensible en soit, surtout quand ils profitent de fait à l’ensemble de la population par ce qu’il permet de faire.

            Les permittents : – de 5% de la profession.
            Ces contrats sont surtout pratiqués par les chaînes de télévision ou les maisons de production rattachées à ces chaînes, qui emploient des intermittents pour la production de programmes de divertissement qui n’ont pas de durées définies dans le temps.
            Ces programmes peuvent être supprimés en 1 jour de l’antenne en fonction de l’audimat. Les annonceurs se retirent si un seuil d’audience n’est pas franchis.
            Les contrat d’intermittent permettent aux producteurs de s’en sortir sans trop de perte. Certe c’est un abus du système fait par les producteurs.
            Voulez vous revenir à une télévision uniquement financé par l’état ?
            Cela règlerait effectivement le problème.
            La précarisation de tous les salariés qui travaille sur ces programmes n’est pas de leur fait, la SFP faisait très bien cela il y a 30 ans avec des permanents en CDI, les pouvoirs politiques en ont décidés la fin pour privatiser l’ensemble du secteur.

            Maintenant, les diffuseurs passe commande "d’oeuvres" à des producteurs qui utilisent de façon abusive le régime des intermittents pour permettre cette flexibilité.
            Ce sont les diffuseurs et producteurs qu’il faut punir si quelqu’un doit être puni, pas les intermittents qui sont les premières victimes de ces abus.

            Ne croyez pas qu’être intermittent n’à que des avantages et que ces 5% ne préfèreraient pas avoir, pour la très grande majorité d’entre eux, un beau CDI en bonne et dû forme, pour que, quand on arrive en juin et que les programmes s"arrêtent, ils soient sûr d’être repris au mois de septembre pour la saison suivante plutôt que d’attendre le 25 août pour avoir un coup de téléphone et savoir que c’est bon, ouf, il y aura peut-être du travail pour encore dix mois. Vivre dans la précarité n’est pas toujours un choix facile à assumer. Si nous n’avions pas la passion de notre métier, nous n’accepterions pas ces conditions de travail.

            Je ne comprends pas votre argumentair :
            "Quant à ses objectifs d’intérêt général (‘exception française’, etc.), il doivent être financé par les bénéficiaires (producteurs, artistes, spectateurs) et par l’ensemble des contribuables (pas seulement les salariés du privé)."

            Vous croyez qu’il n’y a que les salariés du secteur privé qui cotisent pour la culture en France ????. Les intermittents sont des salariés du secteur privé, tout comme les producteurs, réalisateurs, artistes, …
            Producteurs, artistes, spectateurs, téléspectateurs, auditeurs, contribuables, tout le monde paye à son niveau pour l’exception culturelle, que ce soit par les charges sociales, les impôts, la redevance, la TVA, les droits d’auteurs, la Sacem,et j’en oublie beaucoup …
            Les bénéficiaires de l’exception culturelle française, c’est l’ensemble de la population française, et par delà, la population mondiale car la culture est un bien universel. Chaque citoyen peut en profiter au niveau qu’il le souhaite, en fonction de ces intérêts, de ces goûts, de sa curiosité, ou malheureusement trop souvent, en fonction de ces moyens.

            Peut-être trouvez vous que la culture doit devenir encore plus un produit de luxe ?
            Moi, je pense qu’elle est indispensable à l’épanouissement de chacun et qu’elle est un bien commun que tous les citoyens doivent pouvoir partager, aux mêmes titres que l’école ou l’hôpital.
            Pour cela, nous devons nous donner les moyens à la hauteur de nos ambitions pour que la création culturelles puissent continuer à s’épanouir en France dans les meilleures conditions et non pas baisser nos ambitions au profit de petits intérêts particuliers qui refusent de jouer le jeu de la solidarité et du partage.

            Gilles

            • 

              Je réagis sur "La spécificité culturelle française que beaucoup nous envient". C’est une expression souvent répétée, et fausse. La spécificité culturelle française n’est enviée à l’étranger que par les milieux culturels eux-mêmes (et encore). Cela n’est en rien un objet d’envie pour les populations (qui sinon éliraient des gouvernements mettant en place une politique de ce type.

              Sur les subventions, l’auteur de ce blog pointe à juste titre les inéquités (à revenu égal, un fonctionnaire finance moins la culture qu’un employé du privé) et les obscurités du système. Il serait donc souhaitable de califier le maquis de taxes, aides et redevances. Ce qdont le secteur de la culture ne veut à aucun prix, car cela ferait appraître un coût très probablement supérieur à ce que la population dans son ensemble souhaiterait financer.

              Sur la culture, je vous conseille l’étude régulière d’Olivier Donnat sur les pratiques culturelles des français. La culture la plus subventionnée (spectacle vivant) a pour public quasi-exclusif le quart le plus riche ou le plus diplômé de la population (ou des gens qui le seront à un moment de leur vie professionnelle). C’est donc, dans les faits, un bien de luxe.

  7. 

    " pour mémoire, l’accélération des entrées en intermittence s’est faite vers 88/89, avec les « grandes manifestations culturelles » notamment parisiennes (Goude, centenaire Tour Eiffel , etc..) :=))
    "
    Eh oui le scandale est bien là.
    Merci à Jack Lang d’avoir converti des millions de chomeurs du régime général en intermittents du spectacle, qui vivent (relativement bien) grace aux lourdes cotisations payées par l’ensemble de l’economie française !.

  8. 

    Moi j’ai essayé de bosser dans ce système j’ai voulu vendre mon travail mais personnes voulaient l’acheter à mon prix car l’art c’est du plaisir c’est pas un vrai travail et il faut que ce soit magique pour le spectateur mais en faite derrière quand tu es bon y a un niveau culturel égale à celui d’un médecin en terme de formation cela un coût énorme, d’ailleurs les écoles d’art sont rentables, mais les étudiants ont du mal à joindre les deux bouts.
    Ceux qui vendent du matériel roulent en ferrari mais la pluparts de artistes finissent par prendre un autre boulot (empiler des caisses) les autres enchainent les boulots minables dans des écoles pout enfants des petits théâtres, des bars, ça marche tant que tu es "jeune" c’est loin du rêve du festival de canne, clairement le système économique est mal expliqué, on en parle jamais sur les forums artistiques.
    Clairement il y a trois fois plus de jeunes formés que ce que peut absorber le marcher, le publique (et le consommateur n’est pas éduqué) bordel on lui a même vendu une toile toute noire pourquoi il irait acheter un tableau à l’huile représentant sa ville à 2000€, dans certains secteur d’activité on éduque le consommateur aux prix ? Je connais une personne qui travail dans le théâtre, elle cumule les cdds d’une heure et arrive à l’administration avec une pile de papier, un autre truc dont on ne parle pas cet article et ce déficit la sécurité sociale est inexistante pour les intermittents dans la réalité.Bref, clairement le système est à revoir.

  9. 

    @ johny rotten
    N’exagérez pas avec des "millions de chômeurs" du RG en intermittents, car :
    1) si entrer dans le système FUT relativement facile
    2) il faut aujourd’hui s’y maintenir, et c’est une autre paire de manche… comme je l’ai dit plus haut.
    Comme pour la Sécu, les HLM, les marchés publics, etc… le système avait une vraie justification à la base, mais ce sont les excès et dévoiements qu’il faut combattre, sinon, ce sont ces systèmes dans leur ensemble qu’il faut supprimer, en toute logique !! ou alors no future hein johny !! ? :=))

    @ huxley
    distinguez bien deux choses, la culture subventionné avec les gros vaisseaux, que vous évoquez avec la parabole du paysan auvergnat (d’ailleurs je ne vois pas pourquoi je paierai via l’Europe pour le gros agriculteur qui touche beaucoup plus que le jeune bio qui peine à s’installer, soit dit en passant) qui absorbe beaucoup de fric public mais est mineur en nombre de personnes assez protégées, et la plèbe artistique qui galère pour s’auto- produire, se vautrer à Avignon, se fait arnaquer par des prod véreux parfois, ruine ses espoirs et sa santé dans des panouilles sans avenir, par manque de chance,talent, incurie, paresse, mauvaise constitution, et courent après les rares cachets par peur de se faire éjecter du système: ceux là ont un peu de miettes de Pôle Emploi, de la redistribution (un peu) des sociétés d’auteurs et autres, et indirectement de l’argent public quand ils tournent en collectivités ou théâtres aidés.

    Ce que décrit Jérémie est la quotidien du plus grand nombre.

    Mais je ne veux pas faire pleurer, seulement préciser le travail d’une catégorie peu connue et fantasmée, au demeurant comme beaucoup de métiers, même les plus simples en apparence, sur lesquels ont se fait une idée fausse.

    Enfin, je suis ok avec le fait que la "production" artistique" n’est pas absorbable par un public qui n’a PAS augmenté depuis 20/30 ans, malgré les médiathèques, retransmissions, billets réduc, temps libre, etc…

    Il faudra donc se poser les vraies questions.

    Ca laisse songeur au pays de la culture, qui restera toujours minoritaire, mais réussit quand même pour le moment à s’infiltrer dans le comportement quotidien, tant que le rouleau compresseur yankee n’aura pas tout détruit et homogénéisé, mais ceci est une autre histoire…

    • 

      @abbaye

      Vous avez raison il n’y a aucune raison que vos impôts aille à la reine d’Angleterre via la PAC. Supprimons aussi la PAC.

      Sans le système des intermittents, il y aurait beaucoup moins de rêveurs à en profiter. Supprimons le, une grande partie de ces gens seront contraints de trouver de vrais boulots utiles, et ceux qui resteront à s’occuper des arts – car il en faut – se retrouveront dans une bien meilleure situation.

      • 

        " contraints de trouver de vrais boulots utiles " ????
        Vous faites de l’humour ou vous pensez vraiment que travaillez dans l’art, la culture et le divertissement sont des boulots inutiles ???
        Allez, fermez donc les radios et les télévisions, fermez les salles de spectacles, fermez les cinémas, les musées, les bibliothèques, mettons tous ces fainéants d’intermittents dans des camps de travail pour qu’ils apprennent la vraie vie, reprogrammons leurs pauvres cerveaux corrompus ….
        Vous êtes plutôt marxiste-leniniste tendance Stalinienne, maoïste, ou plus simplement sympathisant El Duce ???

        Gilles V.

  10. 

    Acrithène ok avec vous mais vous négligez ce que je vous ai exposé.

    Il faut réduire le champ d’octroi de l’intermittence, car si vous le supprimez, il n’y a PAS de petits boulots de subsistance qui permettent de continuer., sauf à être prof… de musique, de danse;, etcc et là il y a un autre long débat.
    Demandez à la majorité des chômeurs de se tirer les d du c pour enfin trouver du travail, c’est la même chose…
    Il faut toujours revenir à l’esprit initial de la loi, esprit galvaudé s’il en est
    Dont acte

    N’oubliez pas A.de Monaco pour la PAC !!

    • 

      Vous raisonnez à emploi fixe. Si vous supprimez ce système, vous déversez 1 milliards d’euros d’économie par an dans d’autres ranches de l’économie. Cela représente des centaines de milliers d’emplois potentiels.

      • 

        Mouais, l’argument est à pondérer car ce n’est strictement vrai que dans une économie fermée. Dans notre économie ouverte, une partie non négligeable de ce milliard servira à financer la croissance chinoise ou coréenne (tout comme la fameuse prime de rentrée scolaire qui finance surtout l’achat de TVs et autres lecteurs Blue-Ray). Je ne suis pas persuadé que l’idée decréer des emplois à 6000km de Paris ravissent les français…

        • 

          L’argument est à SURpondérer en économie ouverte. Par définition, vous avez

          Deficit Commercial = Consommation – Production

          Une régime comme celui des intermittents créée du déficit extérieur. En effet, il doit taxer la production pour le financer (donc la production baisse vu qu’elle est découragée) et il augmente la consommation par transfert de catégories vers les catégories qui consomment la plus grande part de leur revenu.

          Votre raisonnement oublie que ce milliard est aussi dépensé par les intermittents qui le reçoivent !

          De toutes manières, les pays en voie de développement ne représentent pas une grande partie du panier de consommation.

          • 

            Vous semblez oublier dans vos calculs toutes les retombées économiques que la France engrange grace à l’image qu’elle donne à travers le monde, image entretenue par sa spécificité historique et culturelle. Mais peut-être n’avez vous pas encore ouvert ce chapitre dans vos études d’économie…. N’avez vous fait que les simples additions / soustractions ?
            L’économie est plus complexe, il faut savoir dépenser pour investir, perdre pour gagner plus, sacrifier pour investir, … les empilements de chiffres ne suffisent pas à faire des analyses, il faut prendre plus de recul cher Acrithène …
            Je sais que les temps politiques sont durs pour vous et votre famille politique, que l’actualité médiatique empêche souvent la réflexion, mais un conseil, coupez vous du monde durant quelques semaines (mois ?) et reprenez les livres d’économie, sinon, le diplôme n’est pas dans la poche avec des raisonnements aussi simplistes …

            Gilles V.

  11. 

    Je raisonne surtout en termes réels avec des gens réels, car au delà c’est la place de la culture dont il faut discuter, ce qui serait bien long ici. Je doute que"déverser 1 milliard d’euros dans d’autres pans de l’économie" soit si efficient, on l’a vu par le passé en de nombreux domaines, et cela demanderait à être affiné. La seule péréquation ne suffira pas et on aura envoyé au carreau bon nombre de personnes avant que les emplois "potentiels " soient actualisés dans certaines filières à conforter ou créer, cela ne se fait pas en un jour…
    . Ou alors il faut supputer une macro réforme généralisée, et je ne vois personne de prêt, sauf sous la contrainte d’une révolution,, comme à l’habitude.

    • 

      Ce qui est efficient en économie, c’est qui produit est payé, qui consomme paye. Les régimes de ce genre font l’inverse. Ils taxent l’initiative, et rétribuent l’oisiveté.

      Il ne s’agit pas de déverser 1 milliard dans l’économie, mais de le laisser à ceux qui le crée. C’est à la fois un impératif moral et une nécessité pratique.

  12. 
    venusetoileduberger 18 décembre 2012 à 10 h 00 min

    Bonjour,

    Ne connaissant pas du tout, je suis allée un peu regarder vite fait, je n’ai donc pas beaucoup de recul, je m’en excuse par avance.

    Régime d’indemnisation des intermittents du spectacle
    1-Vous êtes salarié intermittent du spectacle relevant des annexes 8 et 10 de l’Assurance chômage
    Annexe 8

    http://www.pole-emploi.fr/file/mmlelement/pj/e2/9c/df/1d/intermittents_spectacle-liste_annexe_8-janvier_70973.pdf

    Annexe 10
    Régi par l’Unedic

    Il est mentionné ceci

    La réadmission
    Vous pouvez obtenir de nouvelles allocations dès lors que vous justifiez :
    •de 507 heures de travail dans les 319 jours (artistes) ou 304 jours (ouvriers et techniciens) qui ont suivi la fin du contrat de travail prise en considération pour la précédente admission ;
    •à défaut, de 531 heures de travail (artistes) ou 557 heures (ouvriers et techniciens) au cours des 335 jours ;
    •à défaut, le nombre d’heures de travail permettant d’ouvrir des droits sera majoré de 48 heures (artistes) ou de 50 heures (ouvriers et techniciens) par période de 30 jours à compter du 336 ème jour.
    Vous avez la possibilité de percevoir vos allocations pendant 243 jours. L’examen d’une réadmission intervient à la fin de cette période. Vous recevrez automatiquement une demande d’allocations.

    Vous pouvez solliciter un réexamen avant cette fin de droits. Vous devez en faire la demande par courrier, courriel, téléphone. Pôle emploi vous adressera une demande d’allocations.
    •Si vous renvoyez le document et si vous justifiez de 507 heures de travail, vous pourrez bénéficier d’une réadmission pour 243 jours à compter du lendemain de la fin de contrat de travail déclarée et attestée par une attestation d’employeur (AEM ou DUS Guso) précédant la réception de votre demande. Dans l’attente du retour de votre demande, vous continuerez à être indemnisé sur la base du droit en cours.
    •Si vous ne renvoyez pas la demande d’allocations, Pôle emploi poursuivra l’indemnisation initiale dans la limite des 243 jours et étudiera votre demande à la fin de vos droits.

    http://www.pole-emploi.fr/informations/les-allocations-versees-aux-intermittents-du-spectacle-@/suarticle.jspz?id=4109

    2-Vous perceviez les allocations au titre des annexes 8 et 10 mais vous ne pouvez pas prétendre à une réadmission
    Allocations du Fonds de professionnalisation et de solidarité, dispositif financé par l’Etat.

    En regardant rapidement votre analyse notamment le nombre d’heures travaillé,
    Forcément ils « atterrissent » tous au paragraphe 2 : le Fonds de professionnalisation et de solidarité financé par l’Etat.

    Reste à analyser ce Fonds de professionnalisation et de solidarité, financé par l’Etat.
    Comment l’Etat le finance ? (à creuser pas eu le temps)

    Présentation du fonds
    Le ministère de la Culture et de la Communication et Le ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi des partenaires essentiels du Fonds de professionnalisation et de solidarité

    Leur rôle dans le fonds
    Soucieux, du fait de la nature de leurs missions respectives, de soutenir et développer l’emploi culturel, ces deux ministères sont des partenaires essentiels du Fonds de professionnalisation et de solidarité.

    http://www.artistesettechniciensduspectacle.fr/partenaires/les-ministeres

    Voici l’histoire du fonds

    http://www.artistesettechniciensduspectacle.fr/a-propos-du-fonds/historique

    Je ne suis pas allée plus loin (navrée).

    Cordialement.

  13. 

    @venus
    Désolé et sans acrimonie, mais nous faire un copié collé de l’annexe 8 ne sert à rien si vous n’avez pas d’analyse critique, car tout le monde peut le faire.
    Analyse critique ou conceptualisation partant du vécu= là on peut parler de "valeur ajoutée" stricto sensu

    • 

      @abbaye
      Bonjour, je l’ai pourtant bien précisé.
      Vous voulez du vécu?
      petit rat de l’Opéra sur une courte période, des prix en danse classique, je n’ai pas continué dans cette voie.
      Je travaillais en parallèle de mes études supérieures pour vivre donc je ne pouvais pas tout faire.
      Je ne me suis jamais inscrite au chômage donc je ne connais pas.
      Analyse très critique
      Si nous tenons à garder ce régime, il serait intéressant de regarder comment le financer autrement que par l’Etat.
      En privatisant le fonds par exemple, pourquoi pas ?
      Sinon, je suis pour une refonte complète de ce régime qui n’aide en rien les intermittents du spectacle, cela les confine dans un monde peu réaliste et cela ne les aide pas à avancer dans leur projet de vie.
      Cordialement.

  14. 
    venusetoileduberger 20 décembre 2012 à 10 h 05 min

    Bonjour, en complément de mon message précédent.
    Pourquoi ne pas envisager de supprimer le ministère de la culture et le remplacer par une fondation et un centre culturel privé dédié à la culture, à la conservation de son histoire, à son développement et son épanouissement. Pourquoi pas?
    André Malraux a justement écrit: " la Culture ne s’hérite pas, elle se conquiert".
    Cordialement.

    • 

      @venusetoileduberger: absolument, d’ailleurs la "culture" qui écrase le monde actuellement (USA) ne dispose d’aucun soutien étatique : il n’y a pas de ministère de la culture aux USA. En revanche, nous aurions bien besoin de fondations qui ne sont ni des entreprises, ni des associations. Curieusement les gouvernements n’en veulent pas…

      • 

        Supprimer le ministère de la culture ? Quelle idée !!!! Il faut une tradition libérale , comme dans les pays anglo-saxons, chez nous ce n’est pas notre "culture" de l’organisation.
        Maintenant pourquoi ne pas y réfléchir, quels en seraient les effets positifs, et négatifs? A vrais dire il me semble que les grandes institutions seraient percutées, opéras, troupes et orchestres nationaux.
        La question est de savoir, si une telle disposition augmenterait la qualités et la variété des spectacles, tout en atténuant les couts?

  15. 

    on peut y réfléchir… mais effectivement, la tradition us permet des choses qui n’ont pas cours ici, et inversement.
    @ Pixys : la "culture" us domine le monde (pour longtemps ….??) car est elle étroitement corrélée à l’impérialisme dollar et au culte factice de la liberté et de la rébellion -apparente-
    Ceci dit en admirant certaines productions ciné notamment…

    Quant au coût initial d’un spectacle (cf plus haut) cela n’a strictement rien à voir avec la suppression dudit ministère…. même si je suis ok qu’une bonne cure d’amaigrissement serait nécessaire.

    • 

      Non, la culture US ne domine pas le monde à cause de l’impérialisme du dollars. C’est plutôt l’inverse.
      Encore une fois, les gens ne consomment pas "de force" et pour la culture moins encore. Si personne ne veut payer pour les trucs "géniaux" des français et que tout le monde paye pour les trucs "pourris" des américains, c’est qu’il y demande pour l’un et non pour l’autre. Et il ne sert à rien de subventionner ce que les gens ne veulent pas, sinon à continuer à maintenir dans une (très relative) pauvreté les artistes français qui choisissent de produire ce qui ne se demande pas (et donc touchent des aides, donc détruire de la richesse deux fois: en consumant de la richesse pour un truc dont personne ne veux, et en ne produisant pas ce qu’ils pourraient) au lieu de créer des choses demandées.

      Dernier point, je pleure en lisant des commentaires de "cultureux" comme quoi cela demande une formation terrible (comme un médecin) et devrait donc être payé. Mais un médecin chanteur d’opéra, est-il payé le double ?non ! Et certains de mes collègues, physiciens et premiers prix du conservatoire, gagnent-ils plus ? Beaucoup de gens qui font "autre chose" que du culturel ont dans le domaine artistique un niveau largement équivalent (ou même supérieur) à celui de beaucoup d’intermittents du spectacle, mais ils ont choisi de produire, de travailler, et de consacrer leurs loisir à l’art qui les passionnent. Fuyant l’intermittence ils sont les véritables combattant contre la marchandisation de l’art !

      • 

        après le réveillon, j’ai quelques difficultés à te suivre……mais on doit pouvoir converger sur la fréquentation ( entrées ) des spectacles.

  16. 

    comme d’hab, des chiffres et des stats officielles tirees de celles et ceux qui trafiquent les chiffrent pour privatiser le systeme de l’assurance chomage…

    ok, ce sont les chiffres officiels, mais pourquoi ne pas parler des conditions de travail ? on dirait que la personne qui a ecrit cet article ne connait rien du tout aux realites du terrain de l’intermittence.

    je propose d’ajouter une seule courbe de comparaison : les heures declarees contre les heures reellement travaillees… et vous verrez que beaucoup d’intermittents font les 35 heures en 2 jours (oui, pour les techniciens, c’est en moyenne 12 a 16 h par jour declarees et payees 8 sans parler des prestas de 24h…)

    quand vous allez voir un concert (en dehors des theatres municipaux et nationaux), essayez d’estimer depuis quelle heure les employes sont sur place et a quelle heure ils vont partir…
    (a la louche, un grand classique pour une tournee en zenith : prise de service a 8h30 et depart a 1h du mat (faites le calcul) et sur la fiche de paye et la fiche assedic il est ecrit 8h (parfois 10 ou 12))

    • 

      et pour les petites boites de sono, il faut venir la veille preparer le materiel sans etre payé (un employeur m’a meme dit une fois que c’est les assedic qui payent) puis venir plus tot pour prendre la camion et ranger le matos au retour du concert donc ca fait du (6h du mat -> 3h du mat) + 4h de prepa la veille… donc les personnes aux 35 heures avec leur ancienneté, leurs primes de licenciement etc…(qui n’existent pas dans l’intermittence) sont pas comparables

    • 

      Et en quoi cela justifie-t-il quoi que ce soit ? Depuis quand doit-on subventionner un secteur sous prétexte que les gens y travaillent au noir ?

  17. 

    je n’ai pas parlé de travail au noir. j’ai parlé d’heures effectuees et non payees car ce milieu est surtout constitué de passionné qui se font exploiter par des financiers.

    pour parler du systeme actuel et le comparer (en gros) avec l’ancien :
    le systeme actuel date des negiciations qui se sont passees entre le medef et le medef (non je me suis pas trompé) en 2003/2004.
    le medef dans ce milieu est representé par les grosses productions de spectacle et television.
    toutes les propositions faites par les intermittents pour pereniser le statut et reequilibrer les comptes n’ont meme pas ete entendues lors des soi disant negociations.
    le but etait clair des le depart : couler le systeme

    dans l’ancien systeme, ceux qui avaient peu de revenus touchaient plus d’assedics et ceux qui avaient beaucoup de revenus touchaient moins d’assedic.
    dans le nouveau systeme, ceux qui ont beaucoup de revenus touchent plus et ceux qui ont moins de revenus touchent moins.

    le nouveau systeme (par capitalisation) a permis plusieurs choses :
    1/ separer les intermittents en deux castes (les privilégiés et les galeriens) donc pour les revendications, il n’y a plus d’unité
    2/ permettre aux grosses prods d’estimer les salaires en tenant compte de l’intermittence (tu seras payé 2000 euros, je te donne 1500 et les assedics te donneront 500)
    3/ couler le systeme pour avoir une tete de turc pour detourner l’attention sur les vrais problemes.
    etc…

    le vrai probleme est que les politiciens sont corrompus et coulent l’etat pour l’offrir aux entreprises privees qui financent leurs campagnes electorales.

    pour les origines de l’intermittence, il y en a plusieurs dont celle des stars de cinema qui preferaient donner un peu de leurs revenus pour permettre aux techniciens de vivre entre deux tournages et au depart la caisse etait separee de l’unedic puis a ete melangee aux autres et depuis c’est la cata.
    l’intermittence fait aussi partie des devoirs concernant l’exception culturelle.
    afin de ne pas dependre d’un marché de l’art, l’etat se doit de financer une partie des creations culturelles.
    sauf que depuis le nouveau statut, les vrais beneficiaires de l’intermittence sont : les societes de production de television qui font bosser des gens en fixe tous les jours mais declares en intermittent ainsi que les centres de congres et conferences et les societes de prestation d’evenementiel, donc ces gens se gavent et a cote de cela, ceux qui font de l’art (le theatre, les concerts etc…) galerent pour avoir leurs heures.

    je prefererais vivre dans un monde honnete dans lequel l’intermittence existe (l’ancien systeme) et que les heures reelles soient declarees et payees tout en faisant en sorte que les permanents ne puissent pas beneficier de l’intermittence.

    • 

      Une heure travaillée et non payée, quand on a un contrat de travail pour cette tâche, est du travail au noir. Et c’est bien le problème central du régime des intermittent.
      Cela surprend d’ailleurs beaucoup les chefs d’orchestre français quand les ensembles étrangers remballent leurs instruments à l’heure définie dans le contrat et demandent à être payés pour tout travail supplémentaire.

  18. 

    je viens de voir dans les commentaires qu’une personne lie l’augmentation du nombre d’intermittents avec les grands spectacles d’etat.
    je suppose que l’a cause est plutot l’offre d’ecole de son et video qui a généré des stagiaires pour les chaines de télé qui ensuite les exploitent en intermittent quelques annees puis les jettent quand ils commencent a parler heures de travail apres 10 ans d’experience.
    avant cette periode de generation de stagiaires, les seuls emplois se faisaient par co-optation et c’est rarement le cas aujourd’hui car aujourd’hui ce sont les stagiaires qui deviennent ensuite employés (en gros)

    un article qui pourrait bien completer celui ci serait :
    "qui profite de l’intermittence ?"
    (en comparant les secteurs et horaires reels de travail pour voir ceux qui ont plusieurs employeurs et ceux qui sont toujours dans la meme boite tous les jours depuis des annees…)
    on verrait a tous les coups que ceux qui en profitent sont ceux que j’ai mentionné dans mon commentaire precedent.

    • 

      "je viens de voir dans les commentaires qu’une personne lie l’augmentation du nombre d’intermittents avec les grands spectacles d’etat."
      Oui Wene, je le lie parce que la courbe d’augmentation des intermittents est exactement corrélée à cela fin 80. Ce sont les exactes projections ressortant d’études, pas des supputations. Il est indéniable qu’il y a eu à l’époque appel d’air. Aujourd’hui les raison sont différentes et l’appel d’air fait plutôt chasse d’eau….

  19. 

    en relisant l’article et les commentaires, je crois que nous ne sommes pas d’accord sur l’idee de rentabilité d’un service public et de la culture donc je vais arreter de troller sur le sujet. (par contre si vous faites un article sur les veritables beneficiaires des l’intermittence, ca m’interesserait de le lire).

    je ne connais pas ce blog et suis juste tombé sur un lien dans les commentaires d’un autre blog, cependant, je vous remercie de ne pas avoir banni mes commentaires et m’avoir permis de donner mon avis.

    • 

      Je ne vois pas pourquoi j’aurais banni vos commentaires qui sont les bienvenus. Si cela vous apparaît être une habitude sur les blogs que vous fréquentez, vous devriez venir ici plus souvent.

      Je n’ai pas le temps de répondre en détail à vos remarques, mais ma réponse essentiel est que les problèmes dans l’industrie ne justifient pas de prélever de l’argent à des travailleurs qui n’y sont pour rien (les contribuables). Si les patrons ne respectent pas le code du travail, la réponse doit se trouver dans l’inspection du travail ou les tribunaux. Si le système de formation est disproportionné, il faut le réorganiser et ainsi de suite…

      Mais la réponse consistant à prélever une part des salaires de personnes qui n’ont rien demandées (c’est cela le système de l’intermittence) n’est pas justifiée.

  20. 

    je ne dis pas que le fait que nos employeurs sont dans l’illegalité justifie notre indemnisation chomage.
    l’inspection du travail, vous savez surement comme moi qu’elle a ete demontee depuis 15 ans et le peu de condamnations ne changent pas les habitudes globales surtout gerees maintenant par 3 grands groupes nationaux.

    concernant le prelevement de la part des salaires de personnes n’ayant rien demandé, je suppose que vous parlez de l’assurance chomage en general car l’intermittence ce n’est pas cela.

    l’intermittence est a la base un systeme de solidarité corporatiste.
    nous cotisons beaucoup plus que les employés du regime general et nos salaires ont stagné (et meme baissé de 20% depuis le passage a l’euro) depuis 2000 et ca continue car on nous met les auto entrepreneurs et cne en concurence.
    tous les chiffres de l’assurance chomage sont faussés depuis 2002 à l’arrivee de qui vous savez au ministere du budget avec de nouvelles methodes de calcul.
    toutes les courbes que vous montrez sont ponderees sur des echelles qui ne sont pas comparables (on compare des pommes et des bananes).
    on melange tout dans la meme moulinette et on compare ce qu’on veut comparer.
    par exemple je touche beaucoup plus d’argent depuis le nouveau systeme de 2004 (au regret de plus meritants qui helas n’ont plus acces a l’intermittence) alors que selon vos courbes, les indemnisations ont stagné.

    les intermittents ne vont pas prendre l’argent dans les poches des gens, ce systeme etait independant, il a ete integre a l’unedic par des representants politiques elus par le peuple.
    si on nous rend notre systeme tel qu’il etait avant d’etre integre a l’unedic et non géré par des caisses obscures (comme celle de nos conges payes) nous en serons plus que satisfaits.

    tout ce qu’on cherche, c’est faire porter le chapeau de la crise actuelle au peuple alors qu’elle est basee sur la cupidité de l’oligarchie au pouvoir.

    un exemple recent de demonstration simple de l’interpretation de courbes :

    • 

      sinon pour revenir au sujet de comparaison des heures, nous sommes payes plus cher (au minimum au double du smic) que beaucoup de monde aux 35 heures et nos cotisations sont plus fortes.
      cependant oui nous aimerions avoir toutes nos heures reelles declarees mais dans le code du travail ca ne rentre pas dans les cases :)

      • 

        Bon wene
        on aura compris vous défendez bec et ongles un système qui vous est scandaleusement favorable, un système qui fonctionne avec l’argent gratuit des autres, vous savez les cons qui font tourner la ‘machine’ :)

  21. 

    Ce systeme est encore pire qu’il n’y parait car les indemnites sont payes sur la base d’une remuneration horaire. Imaginons un monteur qui touche 1000 euros pour un travail qu’il a fait en 100 heures, sur sa periode sans activite il est remunere sur une base de 10 euros de l’heure
    Si, avec la complicite de son employeur, il declare qu’il a touche ces 1000 euros en 10 heures seulement, les assedics le payent sur une base de 100 euros de l’heure…

    C’est pour cela que 25% des intermittents travaillent officiellement moins de 2h par semaine…

    • 

      Certes Fifou,
      Mais le vrai défi dans les mois à venir sera de durer,cad de trouver du boulot, donc de rester dans l’intermittence.
      Ne vous inquiétez pas, après le rapport de la Cour des Comptes, on sabrera SANS NUANCES ce régime qui sert de bouc émissaire, même s’il y a de nombreux abus comme je l’ai exposé…

      Si on parlait des vice présidents de conseils généraux superflus et abondants, des taux de prêts immo de nos députés, des indemnités de compensation, du jour par semaine octroyé à tel syndicaliste du à sa "qualité"….. ?? :=)) il y a des profiteurs et d’autres qui font bien leur taf….

      • 

        Cher Acrithène, je vous copie / colle ici le commentaire que j’ai posté sur le site d’Atlantico où j’ai lu votre article.

        Moi même chef monteur, en lisant cet article j’ai eu l’impression d’être un véritable escroc profiteur, à la solde de je ne sais quelle secte socialo-communiste.
        En vous lisant, on a l’impression que ce sont les intermittents eux mêmes qui ont inventé ce régime, or celui ci est une nécessité due à la volatilité des emplois du spectacle / cinéma / télévision.
        Aucun n’employeur n’embauchera jamais de chef monteur en CDI comme cité dans votre exemple, pour la bonne et simple raison que nous sommes embauchés pour une émission donnée qui n’existera surement plus 2 mois plus tard, et parfois la société avec.
        Arrêtez donc de stigmatiser une catégorie de travailleurs, nous bossons comme les autres, payons des impôts comme les autres, sans aucune assurance de boulot l’année suivante.
        A quand un article "les fonctionnaires sont des feignasses" pour alimenter votre pseudo-journalisme de comptoir, nourri aux clichés ?

        D’autre part, à l’aide du tableau de statistiques de l’Insee sur le temps de travail hebdomadaire (dont je ne conteste aucunement les données), vous tentez de faire croire à vos lecteurs que les intermittents qui travaillent 5 ou 10 heures par semaine en moyenne touchent des allocations, ce qui est purement impossible !
        Cette catégorie d’intermittents ne peut pas remplir les conditions horaires nécessaires à l’ouverture des droits.
        Néanmoins ils cotisent (et leurs employeurs aussi).
        Cher auteur, je vous propose donc un stage en immersion en salle de montage, d’une durée de 2mois (que vous pourrez intégrer dans votre mémoire de fin de doctorat). Au programme, du stress, des cris, de la fatigue physique et morale, et 35h de travail en 3 jours.
        Vous pourrez rencontrer ces "ayatollahs du partage du temps de travail" comme vous aimez les nommer, et peut être que la réalité de nos emplois vous fera reconsidérer vos accusations choquantes et nauséabondes.

        • 

          Cher Peter,

          Je n’ai jamais écrit que les intermittents ont créé ce régime. Donc je ne réponds pas à cette remarque.

          Votre remarque sur la durée d’une mission n’est pas valide. Beaucoup de métiers ont ce caractère et les gens y sont embauchés à titre permanent, il suffit que l’organisation du secteur s’adapte. C’est l’entreprise qui vous embaucherait qui répartirait ensuite la main d’oeuvre selon les besoins de tel ou tel projet. Vous croyez que les ouvriers du bâtiment sont licenciés à la fin de chaque chantier ?

          Vous ne bossez ni ne payez des impôts comme les autres. La preuve, votre régime pompe de l’argent au régime des autres, pas l’inverse. C’est juste comptable.

          Il est tout à fait possible de travailler en moyenne 10h et de toucher les allocations. Vous travaillez 3 mois à 35h, ce qui en moyenne annuelle fait 35/4=8.75.

          Je n’ai pas qualifié les intermittents d’ayatollahs du partage du temps de travail, mais écrit qu’ils sont dirigés par des ayatollahs du partage du temps de travail… Vous négligez les nuances.

          Je suis désolé, mais non seulement votre offre de stage ne présente pour moi aucun intérêt, mais en plus je ne vois pas l’intérêt social de m’ajouter à un secteur où la main d’oeuvre semble déjà excessivement pléthorique. D’ailleurs, je ne travaille pas avec des gens qui qualifient de nauséabonds leurs contradicteurs.

          • 

            Non, revoyez vos calculs, un intermittent qui travaille 8h par semaine ne percevra jamais aucune allocations ! Il ne remplit pas la conditions des 507h, qui est faut-il le rappeler le strict minimum. Aucun intermittent ne prendrait le risque de ne travailler que 507h sur 10 mois.
            Votre contre exemple d’ouvriers du BTP, ne me semble pas valable, ce secteur étant en partie alimenté de travailleurs intérimaires, comparables en tous points aux intermittents du spectacle, donc oui beaucoup sont licenciés à la fin de chaque chantier, pour ensuite travailler chez un autre employeur, en passant par une période de chômage, sont-ils eux aussi des voleurs ?

            Je pense que pour rédiger votre article, vous n’avez contacté ni travailleur, ni employeur, ni aucun acteur de ce secteur.
            Se limiter à 3 ou 4 graphiques pour formuler de telles accusations me parait franchement limite pour rédiger un article qui prétend être journalistique.

            Par ce billet, vous montez les gens les uns contre les autres, comme on peut le voir dans les commentaires ici et sur le site d’Atlantico, et je trouve ça bien dommage, c’est cela que je qualifiais de nauséabond.

            • 

              507h/52 semaines=9,75 heures par semaine sur l’année. Je ne vois pas l’intérêt de revoir mes calculs.

              Il n’y a aucune accusation dans mon billet, qu’une énumération de faits observés par l’INSEE.

              Celui qui monte les gens les uns contre les autres c’est celui qui prend les fruits du travail de son voisin, et non celui qui décrit ce phénomène.

              De plus, je n’ai jamais dit que l’essentiel des intermittents étaient coupables de ce système. J’ai même écrit "Si la plupart des travailleurs du spectacle n’abusent probablement pas de ce système…".

              Si vraiment vous pensez n’avoir rien à vous reprocher, je ne vois pas pourquoi vous défendez les autres. Comme le dit bouvent dans son commentaire, c’est une réaction corporatiste.

        • 

          Je confirme !!!
          Etant moi-même chez monteur intermittent depuis 1987 et vivant les mêmes conditions de travail.
          Je ne compte plus les journées de travail payées 8h mais travaillées de 9h à 4h du mat sans interruption pour finir un programme de 26 ou 52 minutes qui doit être diffusé le lendemain ???
          Combien de week-end, de nuit, de noël, de jour de l’an travaillé, sans majoration de salaire, combien de semaine de 7 jours travaillées et cotisées pleinement, non prises en compte pour le calcul des droits aux Assedic parce dépassant le plafond légal de travail.
          Combien de jours d’angoisse parce que pas de travail pendant des semaines et le loyer et la nourriture à acheter … De jours d’angoisse parce que chaque année, on est jamais sûr de pouvoir atteindre les fameuses 507 heures et se retrouver au RSA …

          Etre intermittent, c’est aussi être un précaire, c’est ne pas pouvoir contester les conditions de travail parce qu’on est sûr de perdre en une réflexion, à tout jamais, un (ou plusieurs) employeurs. C’est aussi l’impossibilité de se mettre en grève pour défendre notre statut d’où la difficulté de nous faire entendre auprès des pouvoirs publiques. Nous ne sommes pas qu’une bande de fainéants qui passons notre temps à rêver, nous sommes des travailleurs, ce que, apparemment, vous n’êtes pas encore, au nom de quoi défendez vous le monde du travail vous qui n’en connaissez que si peu de choses

          Gilles V.

      • 

        Et les autres……. ils profitent eux aussi. Nous y voila, le corporatisme se découvre, les instituteurs parisiens vous rejoignent dans ce refus du changement, sauf que les enseignants ils sont un million donc: ils ont toujours raison.
        Vous, vous devez changer ce système car il n’est plus supportable dans le dispositif de l’assurance chômage.

  22. 

    Je trouve frappant dans ces débats qu’on en revienne toujours même point :

    D’une part, on propose une théorie, un modèle, qui permet d’appréhender un ensemble de phénomènes et d’en cibler les déséquilibres patents et systématiques (par exemple, le régime des intermittents).

    Hé bien ! le culot et l’envahissant bagou idéologique poussé à son comble d’autre part voudra qu’on omette avec un grand mépris les hypothèses et les conclusions scientifiques pour recentrer la discussion sur la conditions humaine, sur l’injustice intolérable et la différence chocante avec les autres individus. Bref, la théorie et le savoir monteraient les individus les uns contre les autres à en croire ce genre de discours.

    C’est la pathologie qui affecte beaucoup les JT du PAF.Quand il y a un problème, on simule un débat : on montre d’un côté le libéralisme théorique, auto-destructeur et déchainé en en ignorant effrontément les bien-faits et de l’autre le pauvre individu victime "du système".

    Pourtant, il est passé sous silence toute la beauté de la liberté économique : tout est affaire d’équilibre, de mécanique fine et élégante, d’ajustements permanents, d’informations partagée et transparente et surtout d’une merveilleuse habileté a échapper à toutes contraites, à toute loi et à tout discours.

    J’en veux pour preuve la crise de la dette des états "avancés", inéxorablement rattrappés par leur trop grande confiance en leur mode de vie et en leurs acquis : l’idéologie n’a rien changé, elle est incapable de lutter contre ce genre de processus. C’est exactement la maladie du régime des intermittents…

  23. 

    Veuillez m’excuser pour les fautes d’orthographes que j’ai laissé trainer..

  24. 

    Encore une analyse qui donne une vue d’avion de ce qui est, devrait être et sera peut-être un jour…

    Je peux donner mon sentiment : j’ai été intermittente du spectacle (spectacle vivant) pendant 22 ans. Aujourd’hui, je fais complètement autre chose. Ma vie a beaucoup changé…
    Aujourd’hui, je bosse 35h heures par semaine au lieu de 60 (par grandes périodes) auparavant. Je ne bosse plus jamais le week-end et le soir. Les tournées interminables, la vie à l’hôtel et travailler même quand on est crevard, c’est terminé ! Le soir à 18 h, j’ai fini ma journée (je me suis extasiée là-dessus tous les soirs pendant les trois premières années…). J’ai de vrais week-ends et de vraies vacances : pas des jours de repos à tourner en rond parce que toute sa famille est au taf et qu’on a pas un rond… Plus d’angoisse du lendemain alors que l’intermittence, c’est l’angoisse d’année en année… Aujourd’hui j’ai même des perspectives et de vrais projets : le luxe total !

    Alors à ceux qui trouve que l’intermittence tient du privilège, je réponds "N’hésitez surtout pas à en faire partie… il faut le voir pour le croire !"
    A ceux qui souffrent de l’intermittence, j’en profite pour dire au passage, qu’on est pas obligé de vivre cette angoisse toute sa vie et qu’il ne faut pas croire que c’est "l’intermittence ou rien".
    J’ai aussi une pensée particulière pour les femmes intermittentes qui sont mères ! Pas d’horaires aménagés là, n’est-ce pas ? pas de mi-temps ou de temps partiel possible, n’est-ce pas ? Les tournées (ou répétitions en résidence pendant les vacances scolaires…) avec des gosses en bas âge ou des ados qui en profitent pour faire des conneries, c’est encore quelque chose ! Haut les coeurs et bon courage !

  25. 

    Juste de mon point de vue et de mon expérience…
    Si les travailleurs du spectacle n’étaient pas sous ce régime, si il fallait réellement facturer toutes les heures travaillées, notamment pour les artistes, les sommes seraient astronomiques…

    N’oubliez pas qu’il faut aussi considérer les différences de territoires à un niveau national. Là où dans les grosses villes, les boîtes de prod, les grosses salles de spectacles (etc…) générent un gros marché, ce marché est quasiment inexistant dans les territoires excentrés.

    Le régime permet de lisser cet effet, et permet de pouvoir tenir des artistes et des techniciens au dehors des seules grosses agglomérations. Sinon, il n’y aurai que des spectacles à Paris et rien en province…
    C’est déjà en partie le cas, mais en passant au régime général, l’effet serait beaucoup plus ample…

    Considérez que la culture soude une société, pas de culture, pas de société. Quel est le prix de la culture, de l’éducation ? Quel est le prix du vivre ensemble ?
    Il s’agit là d’investissements de société, pas de vendre des tables à repasser…ce que semble oublier, à chaque fois, les adeptes du libéralisme.

    "Une personne à plein temps produit autant que trois personnes à tiers temps."
    Faux. C’est méconnaître la réalité du terrain. Posez cette question aux artistes…si vous en connaissez, du moins.

    Bref, sans compter que la caisse des intérimaires est plus déficitaire que celles des intermittents.

    Ce billet est encore comme pleins d’autres, simpliste et provocateur. Mais bon, c’est la mode, entre les ouvriers qui ne bossent que 3 heures par jour et les allocataires du RSA (le cancer de la société selon Wauquiez)…

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