1979-1981 : Tendances longues et basculements idéologiques

28 janvier 2013 — 29 commentaires

Jusqu’au début des années 1980, la croissance de la richesse par habitant était plus importante en France que dans le monde anglo-saxon. Depuis, la tendance s’est inversée.

Une image vaut parfois mieux qu’un long billet. Le graphique qui suit présente l’évolution du PIB par habitant, à parité de pouvoir d’achat, des Etats-Unis et du Royaume, en pourcentage du niveau français.

Il scinde les cinquante dernières années en deux périodes historiques :

  1. La première, pendant laquelle la France rattrapait son retard ;
  2. La seconde, durant laquelle le monde anglo-saxon courre plus vite qu’elle.

Entre ces deux périodes, la « révolution conservatrice » au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, incarnée par Margaret Thatcher (1979) et Ronald Reagan (1981), mais aussi la première arrivée au pouvoir du Parti Socialiste en France avec l’élection de François Mitterrand (1981).

Mitterand

29 responses to 1979-1981 : Tendances longues et basculements idéologiques

  1. 

    En parallèle, voici un graf représentant les inégalités de revenus (coefficient de Gini) aux USA sur la période :

  2. 

    Il est pour moi stupéfiant que quelqu’un d’apparemment aussi rigoureux que vous rejoigne l’immense cohorte des aveugles qui font un lien entre la richesse et le PIB.

    La richesse est un regard, le PIB est une dépense. La richesse est une notion philosophique qui fait que la même chose est richesse pour l’un, embarras pour l’autre et déchet pour le troisième. La richesse ne se chiffre pas car la philosophie n’est pas chiffrable.

    Le PIB n’est que la somme des dépenses. L’INSEE, par honte de le répéter (je dis bien le répéter puisque c’est sa seconde discrète définition du PIB), additionne tout ce que l’on a obtenu par la dépense et retransforme ces « volumes » en monnaie pour donner le « produit » national brut. Que l’argent existe ou soit emprunté, aucune importance ! On le dépense donc on fait de la croissance, on fabrique du PIB. Envoyez un pétrolier sur nos côtes, on va beaucoup dépenser pour nettoyer et cela fera beaucoup de croissance et évidemment d’emplois. Faut-il s’extasier sur notre nouvelle richesse ou se demander qui paye ?
    Je dépense pour acheter intelligemment une mine d’uranium ou je me fais escroquer en ayant acheté du vent, c’est pareil. j’ai dépensé et j’ai fait du PIB, de la croissance !! A mon bilan j’aurai ce que j’ai payé et il sera toujours temps plus tard de dire que cela ne vaut rien.

    Tant que l’on continuera à vouloir chiffrer la richesse et qu’on le fera en additionnant ce que nous dépensons sans se soucier de l’origine de l’argent, nous resterons des culs-de-jatte menés par des aveugles. La parure mathématique n’y changera évidemment rien.

    • 

      @Marc Dugois

      Tout d’abord une précision de vocabulaire : la richesse est un stock, le PIB mesure la production sur une période, c’est donc un flux.

      « le PIB est une dépense ». Mais c’est aussi un revenu. De toute façon, La somme des dépenses correspond bien toujours à la somme des revenus.

      Enfin, vous indiquez que le problème de l’utilisation du PIB comme mesure de la production est trompeur car, par construction, il suffit de dépenser davantage par recours à l’emprunt pour gonfler le PIB. C’est effectivement vrai mais le problème vient de la difficulté (impossibilité?) de valoriser correctement la production du secteur non marchand i.e secteur public (administrations etc). Le recours à l’endettement pour financer plus de dépense publique gonfle en effet le PIB. Dans le secteur privé, ce n’est pas un problème car on ne vous financera pas très longtemps sans retour sur investissement et s’il y a retour sur investissement, c’est bien que votre production a de la valeur. Dans le secteur public et avec l’Etat, c’est différent. La dépense publique peut ne pas être utile ou désirée, elle se fera, du moins tant que les financeurs penseront que l’Etat sera en mesure de rembourser. Ceci dit, cette politique trouve aussi ses limites car le crédit pour les Etats qui augmentent trop la dépense publique en creusant les deficits finit par se renchérir, et les financeurs peuvent, certes au bout d’un certain temps, refuser carrément de prêter à un Etat trop mauvais gestionnaire. En résumé, oui le PIB peut être manipulé à court terme et donner l’impression qu’il y a croissance alors qu’en réalité celle-ci n’est ni saine ni tenable car elle provient d’une augmentation des dépenses financées par emprunt et que celles-ci n’offrent aucun retour sur investissement. C’est pour çà que dans les comparaisons internationales, il est bon de comparer aussi le poids des secteurs publics respectifs de chaque pays dans le PIB et la variation de l’endettement public. Cela permet de relativiser beaucoup de choses, notamment dans le cas de la croissance du PIB aux USA sous Bush et surtout sous Obama.

      • 

        Le PIB est un indicateur, et comme tous les indicateurs il devient malsain quand il est pris pour un objectif. Cela ne signifie pas pour autant qu’il est sans intérêt.

        Plus conceptuellement, j’ai du mal à accepter la nuance stock/flux lorsqu’on parle de la richesse. Concrètement, la valeur d’un stock est déterminée par les flux futurs qu’il provoque (par exemple, une action par ses dividendes futures). Une maison par le bien-être qu’on tire d’y vivre chaque jour. Un stock de marchandise, par l’idée implicite qu’on va les vendre l’an prochain. Voilà pour la valeur du stock.

        Quant à la constitution du stock, elle vient de l’accumulation de flux passés.

        • 

          Votre opinion sur les politiques monétaires visant un PIB nominal plutôt qu’un taux d’inflation ? cf http://en.wikipedia.org/wiki/Market_monetarism & http://www.amazon.com/Monetarism-Roadmap-Economic-Prosperity-ebook/dp/B00B4I35JA

        • 

          J’aimerais comprendre l’intérêt du PIB puisqu’il n’est utilisé actuellement que pour faire croire que c’est une richesse à se partager alors qu’il n’est que la somme de nos dépenses sans nous soucier de leur financement.
          Plus conceptuellement la richesse et la valeur sont des regards, le stock est un objet, le flux est un mouvement. On peut étudier sans fin les regards sur les mouvements et sur les changements d’état des différents objets, où est-ce que cela mène ? Et quand va-t-on produire ce dont nous avons besoin ?

        • 

          « Quant à la constitution du stock, elle vient de l’accumulation de flux passés. »

          Oui, le stock ne descend pas du ciel!

          • 

            1- Je suis très étonné de cette affirmation? quelque part ne manipule-on pas l’économie via l’estimation des stocks « racines » de production: l’énergie? pas une journée ou une semaine sans que « stocks limités » et « nouvelles réserves découvertes » ne viennent opportunément impacter la notion de « richesse » des États, que se soit pétrole, gaz, uranium…?
            2- le même graphique aurait eu plus de sens avec un PIB déduit des emprunts Étatiques…
            3- a mon sens, les stocks d’eau douce, lacs et rivières descendent du ciel…Ils sont une richesse pour qui l’exploite et décide d’en faire un stock ou un flux…et le fondement de l’économie.

      • 

        La richesse n’est pas un stock mais un regard, le PIB n’est pas une production mais une dépense. Toute l’erreur de la « science » économique est de vouloir chiffrer la philosophie pour se sécuriser.
        La somme des dépenses ne correspond malheureusement pas du tout à la somme des revenus. Ce serait trop simple. Réveillez-vous ! Si on dépense de l’argent que l’on n’a pas (fausse monnaie ou emprunt) la dépense est certes apparemment un revenu pour celui qui l’encaisse mais la monnaie inexistante va être détruite par la dévaluation et la hausse des prix (ou dans le cas de la fausse monnaie, la confiscation et la destruction des billets si on les retrouve). Le revenu apparent de celui qui a encaissé la dépense est compensé par la diminution de revenus de tous ceux qui ont la même monnaie.
        Votre paragraphe sur la valorisation correcte de la production du secteur non marchand est symptomatique du rêve actuel instillé par les universités. Le secteur public ne produit rien si ce n’est un service qui n’est pas une production. Est-on capable de se payer ce service sans travailler beaucoup plus ? A force de dire qu’il n’y a pas de dépense sans revenu et pas de consommation sans production, on perd le bon sens qui rappelle que ce n’est vrai que globalement. Ce qui explique que toutes les idéologies sont mondialistes car elles refusent par la fuite en avant de se heurter à la réalité. Heureusement la réalité les rattrape toujours. Aujourd’hui on appelle ce rattrapage « la crise » parce que la réalité nous rappelle que nous dépensons sans revenus et que nous consommons sans produire. Nous avons beau réinventer l’esclavage dans l’espace par le mondialisme et l’esclavage dans le temps par le prêt à intérêt, la réalité nous oblige à comprendre qu’il faut produire pour consommer et qu’il faut travailler pour avoir des revenus et dépenser. Lorsque la classe politico-médiatico-universitaire arrêtera de nous bercer avec la croissance par la consommation et avec la production du secteur non marchand, la sortie de crise sera envisageable. D’ici là…..

        • 

          @Marc dugois

          1/ « La richesse n’est pas un stock mais un regard ».

          Avec votre définition de la richesse, il est impossible de la mesurer ou plutôt chacun aurait sa propre mesure. Moi je dis que les prix (libres) donnent une indication objective de la valeur. Je dis que lorsque librement vous achetez une certaine quantité de biens ou services à un certain prix, c’est que vous considérez que le prix que vous en payez la vaut. Reste le problème de la valorisation des biens et services publics pour lesquels il n’y a pas de marché libre, certes. Mais ce n’est pas parce que le PIB est imparfait qu’il est préférable de se boucher totalement les yeux !

          2/ « le PIB n’est pas une production mais une dépense ». Vision partielle (partiale?) et extrême.

          3/ « La somme des dépenses ne correspond malheureusement pas du tout à la somme des revenus… » En termes réels ou en termes nominaux ? En termes nominaux, cela ne correspond pas si et seulement si la demande de monnaie n’est pas égale à l’offre de monnaie mais l’écart n’a pas de raison d’être important ni de durer. Voir les débats sur les identités et égalités (lois) de Say et de Walras.

          4/ « Si on dépense de l’argent que l’on n’a pas (fausse monnaie ou emprunt) la dépense est certes apparemment un revenu pour celui qui l’encaisse mais la monnaie inexistante va être détruite par la dévaluation et la hausse des prix (ou dans le cas de la fausse monnaie, la confiscation et la destruction des billets si on les retrouve). Le revenu apparent de celui qui a encaissé la dépense est compensé par la diminution de revenus de tous ceux qui ont la même monnaie. »

          Ce n’est pas çà qui remet en question l’égalité entre les dépenses et les revenus. Tout d’abord, votre histoire n’a pas les mêmes conséquences selon que le prêt de départ est financé par de l’épargne préalable ou par de la pure création monétaire. Dans le 1er cas, il ne peut y avoir d’inflation. Situons nous dans le 2ème cas : lorsqu’on vous prête, la banque crédite votre compte et enregistre une créance sur vous. Vous allez dépenser cette somme (pourquoi l’auriez-vous empruntée sinon ?). Comme il y a création monétaire, la masse monétaire gonfle entrainant seulement une hausse des prix selon vous (dont acte). Mais cette hausse des prix constitue bien une hausse des revenus nominaux ! Si l’offre et la demande de monnaie restent équilibrées, cette hausse des revenus nominaux est nécessairement compensée par une hausse équivalente des dépenses nominales (loi de Walras). La création monétaire est épongée par la hausse des prix, il n’y a pas augmentation de la production en termes réels, mais la hausse des revenus nominaux est bien égale à celles des dépenses nominales.

          5/ « la réalité nous oblige à comprendre qu’il faut produire pour consommer et qu’il faut travailler pour avoir des revenus et dépenser ». Bien d’accord. Il faudrait davantage d’épargne préalable à l’investissement plutôt que d’emprunt généré par la création monétaire. C’est le problème du système bancaire actuel fondé sur le principe de réserves fractionnaires qui peut conduire à trop de création monétaire, à de l’inflation et/ou à des bulles.

          • 

            1) En effet la richesse ne peut se mesurer. Comment mesurer une très belle villa construite sans permis sur un site corse vierge ? Richesse pour son propriétaire, encombrement pour les Corses, déchet pour l’Etat qui va « nettoyer » de gré ou de force. Comment voulez-vous avoir une mesure qui va se moins l’infini à plus l’infini. Ne vous sécurisez pas dans le chiffre. N’oubliez jamais que si le mot ouvre le débat, le chiffre le ferme.
            2) Belle accusation ! Les arguments vont sûrement suivre.
            3) Arrêtez de vous sécuriser avec les « lois » de Say et de Walras qui sont du niveau de l’ado qui affirme sur les bases de « mon papa m’a dit » ou « mon prof m’a dit ». Je n’ai besoin ni de Say ni de Walras pour affirmer que la somme des dépenses et de l’épargne est égale à la somme des revenus, de l’emprunt et du vol. Cette « loi » est valable pour un individu comme pour un groupe.
            4) Tant d’effort pour essayer de prouver que quoiqu’on dépense, c’est soutenu par un revenu, me laisse songeur. Peut-être faut-il nettoyer le vocabulaire ! S’il y a des revenus nominaux et des dépenses nominales, peut-être faut-il définir les revenus non nominaux et les dépenses non nominales. S’il y a une production en termes réels, peut-être faut-il définir la production en termes irréels.
            5) C’est surtout l’incapacité du politique à affronter son peuple tellement il a besoin de lui plaire pour rester au pouvoir. Le système bancaire aberrant dans lequel nous vivons n’est que ce que nos polytechniciens et nos centraliens ont trouvé pour transformer notre bêtise collective en richesse pour le « happy few ». Ils ont été payer cher pour cela et la vraie force nouvelle du capitalisme par rapport au fascisme et au communisme, est d’avoir fait de ses victimes ses complices.

          • 

            J’attends toujours avec un immense espoir que vous développiez en quoi ma phrase « le PIB n’est pas un produit mais une dépense » serait une vision partielle (partiale?) et extrême.

            • 

              Formule du PIB par l’approche par la dépense :

              Y=C+I+X-M

              X, c’est les exportations, soit ce qui a été produit par des résidents et consommé par des non résidents, i.e. des prêts accordés par la nation à l’étranger

              M, c’est les importations, ce qui a été produit par quelqu’un d’autre et consommé par nous.

              (M-X) : les dépenses non financées, qui sont retranchées au PIB « par la dépense ».

              Il est donc totalement faux de dire que ce qui a été dépensé sans être produit est dans le PIB, car les dépenses financées par l’emprunt sont retirées.

              • 

                Soyons sérieux ! Y=C+l+X-M va faire rêver le premier imbécile venu mais Y est-il le PIB ? Si oui, C et l sont quoi ? et si X est les exportations et M les importations, M-X est la balance commerciale déficitaire qui n’a rien à voir avec les dépenses non financées. Ce sont des notions de base mais si elles sont fausses, tout l’édifice s’écroule et le « donc » du dernier paragraphe n’amène qu’une nouvelle affirmation non étayée.

                • 

                  M-X sont les seules dépenses non financées par la production nationale. C’est de l’ordre des sciences physiques pour le coup.

                • 

                  Vous dites que le déficit de la balance commerciale n’est pas payé par la production nationale. Pourquoi pas mais pourquoi? Vous connaissez mon mail Ecrivez moi que nous échangions

                • 

                  Reprenons votre formule qui additionne la dépense des ménages (C), les investissements (I). Vous oubliez la dépense publique (G) et vos ajoutez l’export moins l’import. Dont acte. Vous n’ignorez tout de même pas que l’INSEE fait du PIB avec l’import (la fameuse croissance française par la consommation) alors que votre formule et les Allemands font d ela croissance avec l’export !!!!
                  Et si on arrêtait la fausse mathématique pour nous retrouver autour du bon sens ?

                • 

                  Imaginez deux champs (représentant deux pays).

                  Et prenons la contrainte physique Emploi=Ressources

                  Mes ressources sont : les grains de blé que mon champ a produit (Y), et les grains de blé que m’a donné le propriétaire du champ d’à côté. Ces grains ont, pour que je les ai, ont du traverser la frontière de nos champs, ce sont des importations (M).

                  Donc ressources=Y+M

                  Que puis-je faire de mes grains.

                  Les consommer : C (consommation finale)
                  Les replanter (investissement) : I
                  Les donner au propriétaire de l’autre champ (exportation) : X

                  On a donc emploi=C+I+X

                  Donc

                  Y+M=C+I+X

                  Soit

                  Y=C+I-(M-X)

                  M-X sont les grains que j’ai dépensé en consommation ou en replantage que je n’avais pas produits, il s’agit donc de ce qui ne vient pas de mon revenu, mais d’un revenu qu’autrui m’a prêté. Il sont donc retranchés pour déduire Y, le fameux PIB.

                  Donc les dépenses permises par les revenus d’autrui ne sont pas comptabilisées dans le PIB. Ce qui devrait répondre à votre question.

                • 

                  Toutes la difficulté des tableaux emplois-ressources est qu’on peut les faire en monnaie ou en volume comme dit l’INSEE, en blé comme vous dites. Le problème est que l’on mélange tout et que l’on ne sait plus du tout pour l’import et pour l’export quand c’est un emploi et quand c’est une ressource car l’export est une ressource en monnaie et un emploi en volume et l’import est un emploi en monnaie et une ressource en volume. Je ne parle pas de la variation de stock qui subit les mêmes problèmes mais l’INSEE ne veut pas prendre des coups deux fois et se contente de marquer partout variations de stocks pour éviter de dire dans quel sens (un sens en monnaie, un sens en volume).

                • 

                  L’INSEE compte les importations en négatif dans le PIB, désolé de vous le dire. Et il n’y a pas grand chose de mathématique dans tout cela, il ne s’agit que d’addition et de soustractions comptables.

                • 

                  Désolé de vous contredire mais voici un copié collé de l’INSEE qui démontre bien que l’INSEE additionne les importations au PIB et ne les retranchent pas:
                  « Les grands agrégats économiques associés au PIB sont le revenu national brut (RNB), la capacité ou le besoin de financement de la nation, les grandes composantes de l’équilibre entre les éléments de l’offre (PIB, importations) et de la demande (consommation, investissement, exportations) ». J’aimerais bien échanger avec vous autrement que par ces moyens très anonymes.

              • 

                Je cite l’INSEE. http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/produit-inter-brut-prix-march.htm

                – le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, MOINS les importations ;

                Je pense que sur les faits binaires, comme une définition comptable, vous pouvez me faire confiance.

                Le blog est le seul lieu d’échange. Il me prend déjà beaucoup beaucoup trop de temps. Désolé

                • 

                  Vous mettez le doigt sur une des nombreuses contradictions de l’INSEE que je dénonce dans mon livre « L’inéluctable révolution ». L’INSEE parle suivant les moments en volume ou en monnaie et s’emmêle très souvent les pinceaux.

                • 

                  Je regrette beaucoup que vous jetiez un voile pudique sur vos contradictions et celles de l’INSEE qui sont les mêmes.

                  Comme le PIB, calculé en valeur ajoutée, est en volume alors qu’il est en monnaie lorsqu’il est calculé par les dépenses ou les revenus, l’import export comme les variations de stocks compliquent tout car leur sens s’inverse suivant la façon de calculer le PIB. Ce qui fait que, suivant le cas, on fait de la croissance avec l’import ou l’export, avec la diminution des stocks ou leur augmentation. Si j’importe une voiture, je m’enrichis de la voiture et je m’appauvris de son prix. Si je parle en volume ou si je parle en monnaie, je m’enrichis ou je m’appauvris.

                  Pour être clair si je prend un marché forain (le marché du samedi matin en centre ville ) je peux calculer son PIB en volume par la somme en marchandise de tout ce qui y est apporté par les maraichers ou autres vendeurs; c’est sa valeur ajoutée. Je peux calculer le même PIB en monnaie en additionnant tout ce que les acheteurs ont dans leur poche pour le dépenser en arrivant au marché. C’est le PIB calculé par distribution. Je peux enfin calculer le PIB du marché par la somme de toutes les dépenses qui ont été faites sur le marché pendant tout le temps du marché.

                  Le PIB et la croissance ne s’intéressent ni à l’origine des produits vendus, ni à la destination utile ou inutile de tout ce qui y a été acheté. Que 20% des produits achetés finissent à la poubelle n’intéresse personne. l’important est que cela circule pour faire une activité économique, nectar des économistes. La façon la plus simple de calculer le PIB serait évidemment d’additionner toutes les dépenses mais il serait plus difficile de faire croire dans ce cas que le PIB est un produit et que nous allons nous partager le résultat de cet enrichissement totalement fictif.

                  Ne pensez-vous pas que cela mérite débat ?

  3. 

    @Iggy : en tant que professeur en économie, j’enseigne à mes élèves de l’enseignement supérieur que présenter un graphique avec un axe des ordonnées ne démarrant pas à 0 relève de la pure escroquerie intellectuelle (exagère les variations)…

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