Ce que le capitalisme vous offre, ce que le socialisme vous prend… et ce qu’il vous rendra, ou pas

26 June 2013 — 29 Comments

La Sécurité Sociale n’a d’assurance que le nom. Son mode de fonctionnement ignorant largement le profil de risque de l’assuré dans le calcul de sa cotisation, elle constitue principalement un mécanisme de transfert de richesses entre citoyens. C’est la raison pour laquelle sa survie dépend de son caractère monopolistique et obligatoire.

Dans un article précédent, je vous avais produit le graphique ci-dessous. Il montrait que depuis 1980, des 12 000€ d’augmentation (net d’inflation) du prix d’un salarié moyen pour les entreprises, seuls 4 000€ avaient été récupérés sur les salaires nets. Mon interprétation de ce graphique était que l’essentiel des gains de productivité des trente dernières années avaient été avalés par la collectivisation. J’ai été un peu surpris de la naïveté de certaines réactions.

Salaires1

Il y a eu deux types d’objections à mon analyse. D’abord, que, contrairement à ce que je sous-entendais, la chose n’était pas la responsabilité du socialisme, vu qu’elle concernait aussi les gouvernements de droite. Sans doute existe-t-il des nuances dans le socialisme, mais l’essentiel de la droite française est socialiste, sa partie la plus libérale étant, à mon avis, le centre.

L’autre objection est que cet argent que nous prend l’Etat d’une main, il nous le rend d’une autre. Certes, il ne le garde pas dans ses poches, sans quoi il serait capitalisé au lieu d’être en faillite. Mais penser que l’argent que vous donnez vous revient d’une autre manière est d’une grande candeur. Économiquement, cela n’a pas beaucoup de sens de menacer les gens de prison s’ils refusent de se donner de l’argent à eux-mêmes. Mais surtout, il est évident que la raison même du système est que les gens qui payent ne soient pas ceux qui reçoivent. L’objet de ce billet est de vous en convaincre.

C’est quoi, une assurance ?

La Sécurité Sociale se présente officiellement sous la forme d’une assurance, ce qu’elle n’est pas du tout.

Le principe fondamental d’une assurance est de mutualiser les risques de sorte que personne n’y gagne en moyenne, mais que chacun en profite par élimination de l’incertitude qui pèse sur son avenir. Mathématiquement, le rôle d’une assurance est d’éliminer la variance sans affecter l’espérance, grâce à la loi des grands nombres. Le rôle de l’assureur est de transformer un dé numéroté de 1 à 6 en un dé ayant 3,5 sur chacune de ses faces. Dans un système d’assurance, chacun paye donc ce que l’assureur estime qu’il coûtera en moyenne. Et ainsi, le montant de la prime d’assurance dépend fondamentalement du risque de l’assuré, de sorte que personne ne soit assuré au dépend des autres.

La Sécurité Sociale ne fonctionne absolument pas de cette manière. Elle n’évalue jamais les risques individuels. Votre cotisation à l’assurance maladie ne dépend pas de votre âge ou de votre mode de vie. Ce que vous payez à l’assurance maladie dépend de votre salaire. Les salariés mieux payés sont-ils davantage malades ? Votre cotisation à l’assurance vieillesse est tout aussi indifférente à votre espérance de vie. Votre cotisation chômage n’est pas non plus calculée selon le risque de perdre votre emploi et de ne pas en retrouver un.

Ce fonctionnement assure de facto une décorrélation des sommes cotisées et des bénéfices reçus. Il ne choquerait personne qu’on considère qu’une assurance auto qui pratique les mêmes primes d’assurance pour les bons et les mauvais conducteurs fait payer les premiers pour les dégâts causés par les seconds.

D’ailleurs, sur un marché concurrentiel (comprendre « libre et consenti »), une telle assurance ne survivrait pas, car les conducteurs présentant un profil de risque plus faible trouveraient à s’assurer à moindre frais chez la concurrence. Cette rupture entre le profil de risque et la prime d’assurance impose à la Sécurité Sociale son caractère monopolistique et coercitif, afin d’empêcher les bons assurés d’aller voir ailleurs.

De plus, une assurance a pour objet de couvrir les aléas négatifs. Or une bonne part de la Sécurité Sociale fonctionne à l’envers d’une assurance vie, vu qu’une partie de ses prestations sont versées à la condition de votre survie. D’un point de vue financier, si un couple de quinquagénaire meurt dans un accident de voiture, l’ « assurance » empoche 400 000€ d’économie sur les pensions futures de retraite, et les soins de santé en fin de vie. La mort entraîne une perte en capital. Cette perversion dérive d’une confusion fondamentale entre l’épargne et l’assurance. Ici, elle mène à ce que l’”assurance vieillesse” se compose de deux instruments financiers : un instrument d’épargne + une assurance contre le risque de vivre !

La composition « assurantielle » de la retraite représente donc un transfert financier des assurés à faible espérance de vie vers ceux à forte espérance de vie, plus une assurance à l’envers pour les risques de morts accidentelles.

Dans n’importe quel système de marché un assureur offrirait pour un total de cotisation donné, une pension supérieure aux individus présentant une espérance de vie plus faible. C’est d’ailleurs ainsi que les assureurs offraient des pensions viagères plus fortes aux hommes jusqu’à ce que la Cour de Justice de l’Union Européenne décide que ce qui est statistiquement différent doit être assuré de la même manière.

Analyse chiffrée

Une analyse numérique des différentes branches de la Sécurité Sociale permet de rendre concrètes ces considérations un peu théoriques.

Assurance chômage

Dans mon exemple, notre salarié français moyen reçoit un salaire brut de 31 220€, soit 24 520€ de salaire net. La cotisation chômage est de 6,4% du salaire brut, c’est-à-dire 1 998€. D’après le simulateur de pole-emploi (source), cela lui donne droit, en cas de chômage et après 5 ans de travail à temps plein, à 16 747€ d’indemnités ARE (Allocation Retour à l’Emploi) annuelle.

Pour que notre salarié reçoive sur sa carrière la somme qu’il a donnée, il faudrait qu’il s’attende en moyenne à ce que les mois d’indemnisations chômage représentent une proportion p de l’ensemble de sa vie active, où p est la solution de l’équation suivante.

1 998€ x (1-p) – 16 747€ x p = 0€

Ce qui donne = 10,66%. Sur une carrière de 40 ans, cela signifie que l’assurance chômage est une bonne affaire si vous vous attendez à passer en moyenne 51 mois à recevoir les allocations chômage.

Si vous estimez que cette évaluation de votre risque moyen est très au-dessus de la réalité, c’est que vous payez pour d’autres. Personnellement, diplômé d’HEC, je trouve assez audacieux qu’on m’explique que la cotisation chômage est pour mon propre bien. Si c’est par « solidarité », qu’on porte le débat sur ce sujet et qu’on arrête d’appeler la chose « assurance ». Auquel cas, c’est bien sur le socialisme, c’est-à-dire la collectivisation des fruits du travail, que porte le sujet. Tout détestable qu’il est, le diplômé d’HEC ne paye pas plus de 3 000€ de cotisations chômage par an pour s’assurer lui-même.

Solidarité dîtes-vous ? Mais dans ce cas, pourquoi la fonction publique ne paie-t-elle pas de cotisations chômage au prétexte que la perte d’emploi est un risque qu’il lui est étranger ?

Assurance maladie

L’assurance maladie (…. maternité, invalidité, décès, solidarité) est aussi une jolie arnaque qui n’a pas grand-chose d’une assurance. Elle représente 13,85% du salaire brut. Dans notre cas du salarié français moyen, cela représente 4 324€ par an.

Pourtant, d’après le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (source), la dépense moyenne remboursée pour une personne en âge de travailler (20-65 ans) tourne plus vraisemblablement autour de 1 500€ par an. A supposer une famille avec deux enfants, on arrive peut-être à 4 000€ de dépense moyenne pour 8 600€ de cotisations.

A nouveau, il y a décorrélation de la prime d’assurance payée avec le risque moyen encouru par le cotisant. Ce qui signifie qu’il ne s’agit pas d’une assurance. La cause de cette décorrélation, c’est qu’à l’échelle individuelle, l’écrasante majorité des dépenses de santé se trouvent en fin de vie. Autrement dit, les actifs en bonne santé payent pour les inactifs âgés en mauvaise santé.

Santé par age

Mais après tout, ce dernier principe ne semble pas si absurde. Espérons que nous soyons tous vieux un jour. Mais dans ce cas, on ne parle plus seulement d’une assurance, mais d’un produit d’épargne qui déplace le pouvoir d’achat des jours heureux vers ceux plus difficiles. Cependant, l’assurance maladie ne fonctionne absolument pas comme un produit d’épargne : la preuve, elle n’a que des dettes. Explications…

Le calcul de 4 324€ de cotisation par an ne dérive en rien d’une estimation de ce que vous coûterez lorsque vous serez plus âgé, mais de votre salaire et de ce que coûte aujourd’hui la santé des personnes âgés (environ 6 000€ en moyenne par an au-delà de 65 ans) et surtout du nombre qu’ils sont aujourd’hui ! Le plus grand déterminant de la cotisation maladie n’est pas la dépense moyenne de santé au cours d’une vie, mais le salaire de l’individu et le ratio actifs/retraités ! Il ne s’agit donc en rien de prévoir à l’avance les risques pesant sur votre propre santé. Le ratio actifs/retraités n’aurait aucune importance si la structure de la pyramide des âges était invariable. Mais comme le montre le débat sur le système des retraites, ce n’est absolument pas le cas.

La meilleure preuve de cette totale décorrélation entre la prime d’assurance et le risque de l’assuré, donc entre ce qu’individu paye et ce qu’il reçoit, est que l’arrivée massive des papy-boomers entraînera de très importantes dépenses de santé. Si l’assurance maladie était vraiment un produit de prévoyance, elle aurait accumulée de l’épargne pour financer cette distorsion démographique, plutôt que d’avoir accumulé pas loin de 100 milliards d’euros de déficits depuis 2000.

Dans un billet précédent que je vous invite à lire, je vous montrais qu’à périmètre de remboursement stable, la distorsion démographique et l’évolution du coût de la santé impliqueraient une multiplication absurde par 5 des cotisations maladies d’ici 2030. Comme cette multiplication est impossible, le périmètre de remboursement va continuer à décroître d’une année sur l’autre, mais pas le montant des cotisations.

Notre salarié moyen paye donc aujourd’hui pour des soins qui ne seront plus remboursées lorsqu’il en aura lui-même besoin. Il ne paye donc pas pour s’assurer.

Assurance vieillesse

La retraite, j’en parle en long et en large sur ce blog. Je pense que le mieux est de vous laisser lire mon billet à succès qui montre par une simple règle de trois que la génération de 1950 a reçu 3€ de pension pour 1€ cotisé, et que celle de 1990 recevra, peut-être, 1€ pour 1€.

Lire : Retraites, pourquoi la jeunesse devrait se révolter

Cela dit, pour apporter quelque chose de nouveau, je vous propose le graphique suivant, repris à Peter Diamond (AER, 2004), Prix Nobel 2010. Ce graphique prend l’exemple de la retraite par répartition américaine, semblable à la nôtre dans son fonctionnement mais d’une étendue bien plus limitée. La courbe en pointillés mesure les transferts nets par génération. C’est-à-dire ce qu’a gagné chaque génération net de la valeur de ce qu’elle a cotisé. Le graphique s’arrête à la génération 1950, car ce que paieront et recevront les générations nées après 1950 reste très largement indéterminé aujourd’hui.

Net Transferts

Exemple de lecture : la génération américaine née en 1910 a reçue un transfert net de 400 milliards de dollars (de 2002) annuel. Pour l’ensemble des générations nées avant 1910, la somme s’établit à 8 000 milliards.

Que montre le graphique ? Que toutes les générations nées après 1935 ont un transfert net négatif. C’est totalement cohérent avec les modèles les plus classiques d’économie politique. La retraite par répartition ayant été mise en place en 1935 aux Etats-Unis, les politiciens l’ont fait payer aux américains dont les suffrages n’avaient alors aucun intérêt – les citoyens à naître qui ne voteraient au mieux qu’à partir de 1955 – et s’en sont servi pour acheter l’enthousiasme des électeurs du moment.

La deuxième courbe, en noir, représente la somme cumulée des transferts (échelle de droite). Cette somme en 1950 représente la facture restant à payer pour les cohortes nées après 1950. Dommage que les données françaises soient trop opaques pour reproduire ce genre de calculs.

Conclusion

La Sécurité Sociale n’est pas une assurance. Comme la plupart des constructions socialistes, elle s’approprie un concept puis cherche à en détourner le sens.

Si les réserves de fonds propres requis des assurances privées par la régulation prudentielle s’appliquaient à la Sécurité Sociale, le régulateur la mettrait immédiatement en faillite et le sauvetage de l’assureur AIG deviendrait une anecdote historique.

Si la Sécurité Sociale n’était pas un monopole et une obligation, elle ferait de même faillite. La raison en est qu’à l’échelle individuelle, les prestations reçues n’ayant que peu de rapport avec les cotisations payées, la part de la population lésée trouverait immédiatement à s’assurer librement ailleurs.

29 responses to Ce que le capitalisme vous offre, ce que le socialisme vous prend… et ce qu’il vous rendra, ou pas

  1. 

    Enfin une vue logique des assurances sociales passant OBLIGATOIREMENT par des calculs techniques.
    La démonstration est très simplifié: le calcul réel est un calcul collectif, l’individualiser rend l’exemple parlant mais annule les effets positifs de la “distribution” au sens mathématique.
    Comme je le disais dans un précédant commentaire, en France, malheureusement la science actuarielle est au service des assureurs et de l’état (peut être ?) ce devrait être l’inverse comme dans la plupart des pays.
    Ne pas suivre les calculs actuariels reviendrait pour un gestionnaire financier à se doter de TOUS les moyens et indicateurs permettant une gestion rationnelle mais de n’en tenir compte que comme un justificatif global et de se fier à un logiciel réducteur de volatilité !

    En Scandinavie, en Hollande, en Allemagne par exemple les cotisations sont les suivantes (source CLEISS, Deutsche Sozialversicherung):

    Taux de cotisation au 1er janvier 2013

    Risques Employeur Salarié Plafond mensuel

    Maladie-maternité 7,3 % 8,2 % 3 937,50 €
    Vieillesse, invalidité, décès 9,45 % 9,45 % 5 800 €
    Accidents du travail % en fonction du risque – – –
    Chômage 1,5 % 1,5 % 5 800 €
    Assurance dépendance 1,025 % 1,025 % 3 937,50 €

    Total (hors acc.du travail) 19,275 % 20,175 %

    l’assurance accident applique un taux selon le risque du travail, de env. 2,5 à 3 % payé en grande partie par l’employeur ce qui est logique.

    Ces systèmes basés sur une analyse démographique et une analyse des risques fonctionne parfaitement depuis des années et les prestations sont tout a fait satisfaisante.

    La très grande différence consiste dans le fait que le coût réel des prestations lissé, calculé sur un axe du temps important est formateur de la cotisation demandée (avec 3 ou 4% de marge de fluctuation) et in fine ce n’est pas l’état qui gère cela (il ne fait que surveiller l’application de la loi) mais les “Caisses”, avec une obligation de résultat et une TRANSPARENCE TOTALE.

    Comment se fait qu’une cotisation de 39% employé/employeur suffit alors que chez nous il faut beaucoup plus ? Tant que l’on se bornera a affirmer haut et fort que la sécurité sociale française est la meilleure du monde, ne coûte pas plus cher qu’ailleurs (ou est plus chère parce que meilleure ??), n’as pas à être modifiée alors que tous les pays l’ont fait, etc rien ne changera et ce sera un puits sans fond.

  2. 

    Ce billet soulève à mon sens deux problèmes:
    * un problème systémique: le système par répartition est très fortement dépendant des variations démographiques
    * un problème moral: la solidarité (inter-générationnelle pour les retraites ou inter-personnelle pour la sécu et “l’assurance” chômage) trouve ses limites lorsque le rapport effort fourni/bénéfice retiré se déséquilibre de plus en plus

    Pour autant, et bien que je me trouve moi aussi (bien) davantage dans le camp des contributeurs que dans celui des bénéficiaires, je trouve le principe intéressant pour la collectivité. Du moins tant qu’il est considéré comme un filet de sécurité et que les abus/excès sont limités: mais là, on touche à d’autres problèmes…
    Serait-il par exemple acceptable qu’une personne ayant une petite santé soit “condamnée” à payer une très forte prime d’assurance maladie? La comparaison avec l’assurance auto n’est pas valide: on a les cartes en mains quant à sa voiture, mais on ne les a qu’en partie quant à sa santé ou son emploi.

    100% de répartition n’est pas viable, 100% d’assurance stricto sensu n’est pas souhaitable: la solution est affaire de compromis. Les choses vont déjà un peu dans ce sens avec les mutuelles, les retraites complémentaires etc… Mais partis comme on est partis, c’est clair qu’on va dans le mur!

    • 

      La question du filet de sécurité est un autre de ces mythes socialistes, que les gens citent souvent. Si vous le voulez bien, faisons un calcul grossier.

      Imaginons qu’en France un million de personnes se trouvent au cours d’une année dans un cas de détresse (un millions, je prends large comme filet de sécurité)… et que la société généreuse leur donne 20 000€ à chacun (à nouveau, je suis très généreux)….

      Combien la chose coûte-t-elle ? 20k*1M = 20 milliards d’euros.

      Dépenses publiques en France = 1 100 milliards !

      Bref, de quoi parle-t-on ? Du secours aux nécessiteux, vraiment ?

      • 
        Jacques Bonhomme 26 June 2013 at 18 h 40 min

        Vraiment, j’adorerai que vous traitiez un jour le mythe du filet de sécurité socialiste et surtout comment un système capitaliste pourrait assumer un tel rôle, car c’est l’objection la plus courante, faite notamment par des gens de bonnes volonté.
        Je vous donne l’exemple typique : “d’accord je vous ai écouté, vous m’avez convaincu le système de retraite par capitalisation apparaît vraiment supérieur à celui par répartition. D’accord, il semble bien qu’un système d’assurance santé privée soit plus efficace que le système public actuel, d’accord l’accès aux universités gratuitement sans sélection est une gabegie, vos arguments sont pertinents MAIS, que va-t-il arriver dans votre système à celui qui ne peut pas se payer l’université, une retraite décente, une bonne assurance santé. Celui dont la santé est fragile, dont l’apprentissage est un peu plus difficile, en un mot que va-t-il arriver au faible dans votre système?
        C’est la préoccupation clé : qu’arrive-t-il aux gens fragiles?
        La ruse et le génie des socialistes est de prétendre que eux s’en occupent, en prenant aux forts pour redistribuer aux faibles! Démontrer que ce n’est pas le cas ne prouve pas pour autant que le capitalisme remplit ce rôle.
        Le jour où vous arriverez à démontrer qu’un système capitaliste ne laisse pas toutes les personnes fragiles sur le carreaux, vous convaincrez beaucoup de monde d’adopter un tel système.

      • 

        Désolé, je crois que je ne comprends pas le sens de votre réponse.

      • 

        THIS! Vous touchez droit au but ici: la nature même du “filet de sécurité” socialiste est hypocrite. Je serais très intéressé par votre opinion sur les alternatives capitalistes proposées à ce système, je pense notamment à l’impôt négatif de Friedman, ou plus récemment le “GI CYB” plan de Morgan Warstler: http://www.morganwarstler.com/post/44789487956/guaranteed-income-choose-your-boss-the-market-based , je pense que ça peut vous intéresser également.

        Keep up the great work, thanks !

    • 

      Pour l’assurance auto, il y a les aléas de la route, de la conduite (facteur chance si l’on veut) mais aussi le comportement donc l’importance de la solidarité du risque mutualisé tenant compte du passif et récompensant les bons conducteurs.
      Pour l’assurance maladie, il ne serait pas acceptable de faire payer une très forte prime d’assurance maladie à une personne ayant une faible santé…mais pour autant, le comportement individuel dans ses choix de vie, son alimentation, son hygiène (alcool, cigarette, produits stupéfiant, alimentation…) a une incidence direct sur la santé et donc sur le cout que va devoir supporter la collectivité. Il faudrait un peu plus de responsabilisation des individus. Le fait d’avoir instauré la carte vital, ne donne t-il pas à l’assuré le sentiment qu’il ne paye pas ses médicaments? Cela risque d’être de moins en mois le cas car nous allons vers un déremboursement croissant. de même que nous irons inévitablement vers une privatisation du système de remboursement des soins médicaux car la SS va faire faillite. Peu d’entre nous en ont conscience mais ce n’est qu’une question de temps.

  3. 

    Une précision sur la décision de la CJUE, Il ne s’agit pas de traiter de la même manière ce qui est différent, quand bien même l’exemple ainsi présenté sert l argument général. Les motifs de la décision était que la rente se basait sur des observations statistiques (les tables de mortalité) sans nécessairement d explication indiscutable phénomène. En l occurrence les femmes vivent plus longtemps que les hommes, est ce immuable? Le taux d activité des femmes allant grandissant l écart a tendance à se réduire. La physiologie ne semble pas donner de piste pour le moment. La cour dit donc, si vous voulez discriminer il va falloir vous appuyer sur qqch de plus solide. En définitive ce que les hommes y perdent, il le récupère sur l’application de cette décision à l assurance auto, oui les accidents mortels impliquent pour 75% des hommes, ce n est pas une raison pour justifier un tarif différent. L industrie de l assurance a plutôt réagit en relevant tout le.monde

  4. 

    Une précision sur la décision de la CJUE, Il ne s’agit pas de traiter de la même manière ce qui est différent, quand bien même l’exemple ainsi présenté sert l argument général. Les motifs de la décision était que la rente se basait sur des observations statistiques (les tables de mortalité) sans nécessairement d explication indiscutable phénomène. En l occurrence les femmes vivent plus longtemps que les hommes, est ce immuable? Le taux d activité des femmes allant grandissant l écart a tendance à se réduire. La physiologie ne semble pas donner de piste pour le moment. La cour dit donc, si vous voulez discriminer il va falloir vous appuyer sur qqch de plus solide. En définitive ce que les hommes y perdent, il le récupère sur l’application de cette décision à l assurance auto, oui les accidents mortels impliquent pour 75% des hommes, ce n est pas une raison pour justifier un tarif différent. L industrie de l assurance a plutôt réagit en relevant tout le monde, mais sur les accidents ils semblerait que le lien testostérone-vitesse soit prometteur.

    Bonne continuation

  5. 

    Très instructif et didactique, comme d’habitude.

    Merci

  6. 

    excellent comme d’habitude.
    Cependant je n’ai pas compris l’intérêt de la 2nde courbe noire du graphique “transfert”. Si je comprends bien ils s’agit des sommes que les vieux ont déjà touché au détriment des plus jeunes ; mais c’est du passé, irréversible, et noyé dans la grosse tambouille macro-économique (les vieux ont dépensé cette argent et il a circulé dans moult poches, refaire l’histoire dans un scénario plus juste, où chaque génération est proche de l’équilibre, est impossible). A moins de mettre ça en rapport avec la dette US ? Les sommes sont curieusement proches.

    La première courbe suffit à comprendre que les américains nés après 1936 recevront moins en retraite que ce qu’ils ont cotisés, et que cela s’aggrave. Un Ponzi “normal”, quoi.

    • 

      La deuxième courbe est intéressante pour le futur. Il s’agit de l’ensemble des cadeau octroyé. Bien que noyé dans la grosse tambouille macro-économique, il s’agit d’une richesse reçue non financée, il faudra donc bien la remboursée.

      Sur l’ensemble de l’histoire du système, la courbe noire doit revenir à 0 à la fin (car rien tombe du ciel). Donc, selon mon interprétation, son dernier point représente la somme cumulée des pertes pour les générations à venir.

      • 

        Merci mais je ne comprend toujours pas cette interprétation. La comptabilité est impitoyable, ce que l’un a reçu, un autre l’a perdu. C’est fait. C’est du passé. Ça a DEJA été financé (la caisse publique de retraite américaine n’a pas de “trou”, pas de dettes, elle est même nettement créditrice — en T-bonds, pour ce que ça vaut … ). Ce sont les génération présentes qui ont déjà payé la facture.

        La courbe noire n’a aucune raison de revenir à zéro. Elle peut parfaitement rester toujours positive ; ou inversement devenir franchement négative. Tout dépend des transferts entre les participants au système et le “reste du monde” (américains ou pas : entreprise, États fédéral et fédérés, etc.). Si la caisse est bonne capitaliste (créditrice ; ce qui est le cas de la caisse US) elle aura, comme une caisse de retraite par capitalisation, un revenu net, dont peuvent profiter les participants (ou seulement certains d’entre eux…) . Et inversement, si sa gestion est défaillante, elle peut perdre de l’argent, au détriment des participants.

        • 

          La courbe noire a été financée par les cotisations d’actifs qui ne sont pas encore sur le graphique, car nés après 1950.

          Si vous ne remboursez (par les pensions) pas ces cotisations à leur égale valeur, alors les générations suivantes enregistreront des pertes (Pension – cotisation < 0) jusqu'à ce que la courbe noire revienne à zéro.

          Sur le graphique, les générations présentes ne sont pas encore intégrées (seules les générations nées avant 1950 sont présentes), si on les intègre, la courbe noire sera beaucoup plus faible.

          La courbe noire doit rejoindre 0 à la mort du système, car comme la répartition ne créé rien, elle ne fait que répartir, ce qui est donnée à une génération est prise à une autre. Donc, en sommant les gains et pertes de toutes les générations considérée, on doit avoir 0.

          Autrement dit, la valeur de la courbe en 1950, représente les cotisations qu'auraient payées pour rien les générations nées après 1950 si le système était arrêté à la date de réalisation du graphique (c'est-à-dire 2004).

          • 

            L’explication de Diamond, peut-être meilleure :

            Given the infinite horizon present value budget constraint of Social Security (in the absence of transfers from general revenues) this early generosity is the cause of lower benefits in the future than could otherwise be afforded. That is, the legacy of the early generosity of Social Security shows up in assets that are not there. If they were present, they would be earning interest that could contribute to paying for benefits. The cumulative curve in Figure 1 gives a sense of the magnitude of the trust fund that is not there because of Social Security’s history.

            • 

              effectivement je trouve meilleure l’explication de Diamond.
              [Notez le “(in the absence of transfers from general revenues)” : or justement, il peut y en avoir, des transferts “they would be earning interest “.]
              Mais ces transferts ne changent pas la conclusion : les 12 000 milliards (le maximum du cumul) sont l’ordre de grandeur de ce qu’un système sain, par capitalisation (“trust fund”) aurait accumulé avec les cotisations, et qui a été dilapidé au profit des vieux. Et non pas “la facture restant à payer pour les cohortes nées après 1950″.
              OK c’est bon pour moi.

  7. 

    Un petit message de félicitations!

    j’ai découvert votre blog grâce à Atlantico il y a déjà plusieurs mois, c’est la première fois que laisse un commentaire et le but c’est de vous encourager. Ce n’est pas parce qu’on ne laisse pas de commentaire qu’on reste de marbre. Dans mon cas c’est plus parce que vos billets présentent les délicieux défauts d’être clairs et didactiques pour qu’il soit difficile de polémiquer, ou du moins trouver une porte ouvrant la contradiction.

    Je me doute que vous avez autre chose à faire pour nous livrer des billets moins espacés dans le temps, qu’importe, continuez, c’est toujours un plaisir de vous lire.

    Cdlt.

  8. 

    Bonjour et félicitations pour votre billet (pour vos billets, en fait).
    Mes quelques commentaires ne porteront que sur « l’assurance-maladie » (obligatoire) ; ce qu’on appelle communément la « Sécu ».
    Je vous cite :
    « La Sécurité Sociale ne fonctionne absolument pas de cette manière. Elle n’évalue jamais les risques individuels. Votre cotisation à l’assurance maladie ne dépend pas de votre âge ou de votre mode de vie. Ce que vous payez à l’assurance maladie dépend de votre salaire. Les salariés mieux payés sont-ils davantage malades ? »
    Cela ma paraît fort exact.
    Il y a tout de même un problème, il est à peu près impossible de faire payer à une personne âgée, très âgée, le vrai coût du risque qu’il représente. Très, très peu de gens seraient en mesure de payer.
    Il en est de même avec la médecine dite prédictive qui, si l’on en croit ses laudateurs, permettrait de connaître votre risque d’attraper un cancer de tel ou tel type ou une sclérose en plaque, ou je ne sais quoi, etc… On imagine le prix demandé par un assureur pour couvrir un tel risque ! Ce ne serait d’ailleurs plus de l’assurance puisque le risque serait à peu près certain.
    On pourrait donc considérer que cette « assurance » ne fonctionne que si les cotisations sont étalées sur la vie entière et non individualisées.
    C’était d’ailleurs le présupposé des créateurs de la dite Sécu.
    C’est aussi ce que vous écrivez rapidement plus bas.
    Maintenant, le système est peu ou prou à bout de souffle et, au rythme actuel, il est fort possible (probable ?), que nombre d’entre nous ne soient plus couverts (et en tous cas pas de la même façon) durant leurs vieux jours.
    Les causes en ont été analysées maintes et maintes fois. Ce n’est pas pour autant que des remèdes aient été apportés.
    Je n’ai aucune solution miraculeuse en magasin.
    Je pars du présupposé énoncé plus haut (ou autrement, comme peu de gens, en tous cas pas moi, seraient d’avis de laisser mourir sans soins un grand malade, ce serait à la « solidarité nationale », à nos impôts, de prendre ces dépenses en charge. Ce qui ne ferait que déplacer le problème).
    Partant de ce présupposé, donc, il me semble que l’obligation d’assurance n’est pas forcément synonyme de monopole, qu’il soit d’État ou non. On peut très bien imaginer un système ou l’obligation d’assurance existerait, avec d’ailleurs un panier de soins remboursables minimum, mais où nous serions libres du choix de l’assureur. La concurrence porterait alors sur les tarifs, sur les restes à charge après intervention dudit assureur, sur les services remboursables en sus du minimum (il est par exemple à peu près absurde de s’assurer pour l’optique, cela coûterait moins cher au consommateur d’épargner sauf dans quelques cas assez rare ; autre exemple : on peut se faire soigner correctement dans une chambre particulière ou non ). Il me semble qu’il serait, en tous cas, plus responsabilisant pour tous qu’un salarié touche son salaire avant prélèvement de l’assurance-maladie et qu’il s’assure lui-même ensuite. Quitte aux entreprises qui le souhaiteraient d’assurer leurs salariés.
    Cela éviterait en tous cas de croire que la santé, c’est gratuit.
    Pour finir, ainsi que vous l’écrivez, si la Sécu subissait les mêmes normes que celles des assurances, elle n’existait plus depuis longtemps.
    Bien à vous

    • 

      Oui, je suis d’accord pour l’assurance libre obligatoire. Effectivement, on ne peut pas laisser les gens ne pas s’assurer en comptant sur le bon coeur des gens. Donc, l’assurance maladie doit être obligatoire, au même titre que l’assurance auto.

      En revanche, pas d’accord pour dire que les personnes âgées n’ont pas de quoi payer. Si les personnes âgées payaient ce qu’elles coûtaient, les plus jeunes payeraient moins, ce qui leur permettrait d’épargner pendant leur jeunesse pour payer plus tard. Le système individualisé est bien meilleur que le système collectif dans un système d’assurance, car non seulement il n’a aucune raison de coûter plus cher au total, mais surtout il incite à la vertu ce qui réduit la facture : même principe que pour la finance, lorsque les risques individuels sont collectivisés, plus personne ne fait attention à rien, ce qui augmente terriblement la facture.

  9. 

    Au sujet de votre 2e paragraphe :
    « Si les personnes âgées payaient ce qu’elles coûtaient, les plus jeunes paieraient moins, ce qui leur permettrait d’épargner pendant leur jeunesse pour payer plus tard. »
    La logique et imparable sauf que….
    Eh bien non, j’allais écrire « sauf que les personnes âgées dépensent tellement qu’elles ne pourraient pas prendre une assurance ». Eh bien, ce n’est pas tout à fait vrai sauf, tout de même dans la dernière année de leur vie (environ 10 à 11 % des dépenses de santé seraient consacrées aux patients dans leur dernière année de vie) ; ce qui poserait tout de même problème. Pourtant, ce serait presque gérable à condition d’économiser toute sa vie active environ 10 % de plus que son assurance santé avec cet objectif.

    (Sources : http://www.chups.jussieu.fr/polys/…/capagerontodocs/…/SREMET2009.pdf‎ . Il y en a d’autres plus récentes mais je n’ai pas le temps, là, de chercher)

    Je reprends votre argumentation : « … lorsque les risques individuels sont collectivisés, plus personne ne fait attention à rien, ce qui augmente terriblement la facture».
    Oui, c’est vrai, mais la santé de chaque individu étant la résultante du mode de vie, de pleins d’autres choses mais aussi de facteurs génétiques. Et là, un système individualisé devient carrément dangereux, me semble-t-il. Dans la mesure où l’on saura repérer les risques génétiques (et cela est en train d’arriver), quid du type qui a la malchance d’être doté d’une prédisposition à un cancer bien coûteux ? On va le faire payer en fonction du risque qu’il représente ? On peut certes l’inciter à de la prévention mais je ne suis pas certain que cela suffise pour rassurer l’assureur, si j’ose dire.
    Cela dit, j’imagine, peut-être à tort, que quand vous dîtes « individualisé » vous pensez selon l’âge. C’est déjà ce qui se fait en assurance santé complémentaire prise à titre individuel (en fait, c’est cependant lissé). Mais individualisé vraiment, on risque de tomber sur des cas assez compliqué à gérer.
    Cordialemement

  10. 

    Super billet.

    Une question me turlupine. Vous simulez le “ROI” par génération et parvenez en France à un multiple de x1 pour la génération 1990 et x3 pour la génération 1950.

    Parallèlement, la courbe de Diamond semble déjà donner aux US un multiple de x1 pour la génération 1935 et un multiple inférieur à 1 pour les générations suivantes. (J’imagine qu’il a construit sa courbe en dollars constants, sinon c’est encore pire)

    Comment expliquer une telle disparité entre les âges de la génération “neutre” : 55 années d’écart entre la France et les US?

    Une piste de réponse vient de votre ancien billet où vous donniez le montant de la dette contingente liée aux retraites (de mémoire environ 250 points de PIB). Cela suggère que le système français a tellement toléré les déséquilibres que la courbe noire est montée très haut. Mon sentiment est que votre simul dans le billet précédent est très optimiste.

    Soit le jeune de 23 ans cotisera plus, plus longtemps pour une retraite moindre que ce que vous simulez et le multiple de la génération 1990 sera très inférieur à 1. Soit le système explosera avant et les générations 50-60-70 auront un multiple très inférieur à ce qu’elles espèrent.

    • 

      Bonjour,

      Voici les raisons du décalage :

      – 1/ Le système par répartition américain est de 10 ans plus vieux (1935).

      – 2/ Le système Américain a un âge de la retraite entre 65 ans et 67 selon les cohortes. On a en France offert 5 années de pensions à la cohorte de 1950, tout en réclamant 5 années de cotisations en moins.

      – 3/ Les salaires français ont augmenté plus vite en Europe qu’aux Etats-Unis, pour la simple raison d’un gros retard initial vis-à-vis des salaires américain. Comme la retraite est basée sur les 25 meilleures années, les faibles salaires des 15 pires années réduisent les cotisations sans affecter les pensions. Le ratio pensions/cotisations est donc affecté par l’écart entre le top 25 et le bottom 15, ce qui est très lié à l’accroissement des salaires dans le temps.

      – 4/ Greenspan a partiellement deponziéfié le système dans les années 1980. Il y a aujourd’hui dans les 3 trillions de dollars de réserves capitalisées (Social Security Trust Fund), autant de cotisations qui n’ont pas été données aux pensionnés nés en 1935, mais mises de côtés pour les générations suivantes.

      • 

        Merci.

        La “deponzification” tend à applanir la courbe de Diamond puisqu’elle limite les transferts entre cohortes. La courbe française est donc plus pentue que la courbe US, à la hausse comme à la baisse.

        Votre billet précédent le laisse d’ailleurs entendre : l’hypothèse de stabilité du ratio par départ à 70 ans est assez optimiste, car il suppose implicitement qu’on emploiera ces seniors. Il est malheureusement probable que les évolutions du modèle porteront aussi sur les cotisations et les pensions et que le multiple de votre génération soit inférieur à 1.

        J’ai 20 ans de plus que vous et je n’arrive pas à me convaincre que le multiple sera supérieur à 1 pour ma cohorte…

  11. 

    Alors Acrithene toujours persuadé du bien-fondé de la théorie libérale sur le “salaire complet” ?
    Toujours persuadé que c’est le salarié qui “paye” les charges patronales ?
    Alors on va bien voir, car le gouvernement Ayrault vient de promettre à Gattaz (MEDEF) de baisser les charges patronales en cette rentrée 2013.
    Il n’a pas dit “baisser les charges salariales”, hein on est bien d’accord mais diminuer les “charges patronales.”.
    Donc théoriquement et selon vous, le patronat va reverser gentiment cette remise de charges patronales à ses salariés ou pas ?

  12. 

    C’est plutôt inquiétant de voir de tels chiffres. Au delà de ce point, on faut déjà anticiper que les générations à venir n’auront pas les mêmes privilèges que nous en matière d’assurances maladie.

  13. 

    Le premier graphique est inquiétant. Comment motiver un employeur à embaucher quand il doit payer le double du salaire ? On se demande où va l’argent…

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