Un court billet pour revenir sur ce qui s’est passé en douce hier, jour d’élections aux Etats-Unis mais aussi des mesures économiques attendues en France suivant la publication du rapport Gallois.
Le rapport de l’ancien patron de la SNCF est un résumé d’idées banales, entendues sur les plateaux télé, et qu’on qualifiera de centre-droit uniquement parce qu’elles ne marchent pas sur la tête. Et si ces idées sont moins délirantes que le programme présidentiel sur lequel M. Hollande a été élu, elles relèvent au fond d’une même logique, le dirigisme. Pas étonnant pour le rapport d’un énarque qui a passé sa vie à la tête d’entreprises (ajoutons EADS) arrosées de subventions et de commandes publiques.
Après avoir provoqué la concentration des entreprises, et au regard des effets pervers de cette stratégie, la mode politique est aux petites et moyennes entreprises. Donc l’Etat va désormais s’occuper de leur développement. Pourtant, avant de se demander si l’Etat devrait favoriser plutôt les grandes ou plutôt les petites entreprises, on devrait se questionner sur la pertinence même de l’existence d’une stratégie de l’Etat à ce propos. Pourquoi ne pas juste démanteler tout l’appareil étatique qui provoque artificiellement la concentration des entreprises, et laisser ensuite chaque secteur d’activité évoluer dans la direction que lui guide le sens des affaires ?








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